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  • il y a 29 minutes
Mardi 22 septembre 2026, retrouvez Christian Parisot (Président, Altaïr Economics), Alain du Brusle (Directeur de la gestion, Claresco) et Céline Piquemal-Prade (Présidente, Piquemal Houghton Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:07Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous retrouvez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:16Vous pouvez nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:21Évidemment, nous retrouvez en replay sur notre site bismart.fr.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir,
00:29prenons un peu de hauteur pour se tourner vers New York.
00:32On s'ouvre l'Assemblée où s'est ouverte l'Assemblée Générale des Nations Unies.
00:36Un rendez-vous politique majeur dont les répercussions économiques sont très concrètes pour les marchés financiers.
00:42Justement, j'ai écouté le discours de Donald Trump il y a moins d'une heure devant cette Assemblée Générale
00:47des Nations Unies.
00:49Il a dit beaucoup de choses et celle que j'ai retenue tourne évidemment autour du conflit au Moyen-Orient.
00:54Sur le conflit, le président américain a dit ce qui était attendu, à savoir
00:58« Pendant que d'autres parlaient, j'ai agi. Pendant que d'autres parlaient de courage, j'ai aussi agi.
01:04»
01:04Et que les États-Unis étaient le pays le plus fort du monde, le plus sexy du monde,
01:09avec l'armée la plus puissante et que l'avenir des États-Unis était absolument radieux.
01:15Toujours est-il que Donald Trump pense maintenant que lui et l'Iran trouveront un accord juste avant l'élection
01:21de mi-mandat.
01:22Donc juste après l'élection de mi-mandat, l'élection de mi-mandat qui interviendra le 3 novembre prochain.
01:30Dans tous les cas, le président Trump appelle à rester uni.
01:34Et enfin, il indique que le pétrole coule à flot.
01:37On va en discuter évidemment sur ce plateau du pétrole.
01:40Un rendez-vous diplomatique au sommet, donc dominé par les vives tensions au Moyen-Orient, vous l'aurez compris,
01:46et par cette nervosité qui est quand même toujours présente sur les cours du pétrole.
01:50Sur le pétrole donc en particulier, les cours ont baissé de 8% en 5 séances.
01:55Sur les 5 dernières séances, cette détente se poursuit aujourd'hui.
01:59Et elle est à attribuer au fait que l'Iran serait prêt à rouvrir le détroit d'Hormuz sous 7
02:05jours,
02:06à condition que Washington lève le blocus sur ses ports.
02:10Alors on parle, le baril de Brent est repassé depuis la mi-séance sous le seuil de 100 dollars, autour
02:15de 98 dollars.
02:16Et le WTI américain cède 2% autour de 90 dollars.
02:21Du côté des marchés obligataires, les taux se détendent.
02:24Le rendement américain à 10 ans évolue autour de 4,95%.
02:28En Europe, le rendement allemand à 10 ans se détend aussi, autour de 3,45%.
02:34A noter que du côté français, le rendement de même échéance progresse,
02:38dénotant ainsi de la détente qu'on constate ailleurs dans le monde.
02:42Et le spread franco-allemand s'écarte encore un peu, autour de 105 points de base.
02:48Enfin, c'est le dossier qui anime les salles de marché.
02:52Meta et son phénomène Muse, le groupe frappe un grand coup
02:55et ravive l'enthousiasme des investisseurs autour de la tech et de l'IA.
02:59Rappelons-le, il y a encore une semaine, l'heure était plutôt à l'inquiétude autour de ces sujets,
03:04puisque les grands patrons de l'IA avaient alerté sur le déploiement trop rapide.
03:09Il semblerait que tout ça soit dernier à nous, puisque Meta a bondi de 10% hier
03:13et ouvre encore en hausse dans les premiers échanges à Wall Street.
03:17Et puis enfin, un dernier mot de Donald Trump, qui a dit toujours à l'ONU cet après-midi
03:22que les États-Unis rejettent toute tentative de contrôler l'IA mondiale.
03:27On nous dit de faire attention, mais nous considérons que c'est un outil formidable.
03:32Nous parlerons désormais de super-intelligence et non plus d'intelligence artificielle.
03:37Bienvenue à l'ère de cette nouvelle technologie.
03:39Voilà, c'est ce qu'il a dit.
03:40On va en parler dans un instant sur ce plateau avec nos invités.
03:553 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
03:59Céline Picmal, Prade, présidente de Picmal Houghton Investments.
04:03Bonsoir.
04:04Bonsoir Pauline.
04:04Christian Parizeau, vous êtes président de Altaïr Economics.
04:07Bonsoir.
04:08Bonsoir.
04:08Et Alain Dubru, directeur de la gestion chez Clarisco.
04:11Bonsoir Alain.
04:12Bonsoir Pauline.
04:12Commençons avec ce pétrole en lien avec ce que je racontais en introduction sur le discours
04:18notamment du président Trump devant les Nations Unies cet après-midi.
04:22Le pétrole, Céline, qui reflue sous 100 dollars aujourd'hui, qui reste quand même très proche de ce seuil,
04:28mais qui cède quand même 8% en 5 séances.
04:31Est-ce que ça reste quand même un risque pour le marché à ce stade ?
04:37Et vu qu'on a reflué sous ce seuil de 100 dollars, comment les investisseurs ont réagi aujourd'hui ?
04:44Alors, il y a le court terme et le long terme.
04:46C'est plutôt le long terme, moi, qui m'intéresse.
04:48Ce qui est intéressant, à mon avis, de souligner aujourd'hui, c'est qu'on parle du pétrole.
04:52Si on s'était parlé il y a 5 ans, personne ne parlait tellement des matières premières ou du monde
04:57géopolitique qui nous entoure.
04:58On a entamé la discussion sur Trump.
05:00On a poursuivi en parlant du conflit au Moyen-Orient.
05:03Donc, on voit qu'on est dans un environnement qui est très différent,
05:05de celui auquel on a pu être confronté, nous, en tant qu'investisseurs, au cours des 30 dernières années.
05:11C'est un véritable changement, à mon sens, auquel on a assisté depuis quelques années.
05:16Un changement parce qu'on est confronté de plus en plus à des chocs d'offres.
05:19C'est-à-dire que c'est vraiment la problématique n'est plus de savoir s'il y aura quelqu
05:23'un pour consommer les produits qu'on nous offre,
05:25mais de savoir si on va pouvoir les produire, comment on va les produire et à quel rythme.
05:29Et donc, c'est cette multitude de chocs, à mon sens, auxquels il faut s'intéresser
05:36et sur lesquels il faut se pencher en tant qu'investisseur.
05:39Parce que quand on a des chocs d'offres, ce n'est pas la même façon de les gérer que
05:43des chocs de demande.
05:44On parlait de la baisse des taux au cours des dernières semaines de la part de la Banque centrale.
05:48Est-ce que ce sont des baisses de taux qui vont solutionner des chocs d'offres ?
05:52Est-ce qu'on va pouvoir utiliser les mêmes recettes que par le passé ?
05:55C'est la question à laquelle, à mon sens, on est confronté aujourd'hui.
05:58C'est les chocs d'offres qui ramènent l'inflation dans les États, au final ?
06:02C'est les chocs d'offres qui sont effectivement plus compliqués à gérer par la gestion des taux par les
06:08bobes centrales.
06:09Et les chocs d'offres, en général, ils arrivent à leur terme quand on finit par réussir à produire plus.
06:15C'est ce qu'on a fait au bout d'un moment dans les années 70.
06:17C'est-à-dire qu'on réussit à trouver des alternatives à certaines matières premières.
06:21On réussit à produire parce qu'on a investi beaucoup.
06:23Et à un moment, on a plus d'offres que ce qu'on avait en demande en face.
06:26Mais en attendant, ça veut dire que le pouvoir de fixation des prix, il est dans les mains de ceux
06:30qui ont ces produits, ces terres rares, ces métaux.
06:35Enfin, tout un certain nombre de choses qui sont indispensables pour la défense, pour plein de choses qui nous semblent
06:40indispensables à moyen ou long terme aujourd'hui.
06:43Donc, c'est quelque chose qui reste prégnant dans le paysage et qui continuera, à mon sens, à peser.
06:48Même si on a un conflit au Moyen-Orient qui s'apaise au cours des prochaines semaines.
06:52Parce que c'est un environnement qui est différent de celui auquel on a été habitués.
06:56Et on n'a malheureusement pas beaucoup investi dans l'exploration gazière, pétrolière, dans la production de métaux,
07:03quels qu'ils soient au cours des dernières années.
07:05Et ça, ça n'a pas changé, même si on a un débouclage au Moyen-Orient à court terme.
07:08Oui, c'est sûr. Et d'ailleurs, le gaz, on pourra en dire un mot après.
07:11En Europe, le prix du mégawatt-heure est quand même autour de ses plus hauts, autour de 75 dollars.
07:17Il a cédé 7% hier.
07:20Mais bon, globalement, on reste quand même sur des niveaux assez élevés.
07:23Mais Christian, ces tensions, donc peut-être vos commentaires sur le pétrole,
07:27mais ces tensions sur les cours du pétrole ont fait monter vite et fort aussi les taux longs.
07:32On a vu un rendement américain à 10 ans passer le seuil de 5% plusieurs fois au cours des
07:37derniers jours.
07:38Est-ce que c'est inquiétant ?
07:39Et sur les marchés obligataires ou sur le pétrole, mais sur les taux,
07:43à partir de quel moment il faut commencer à s'inquiéter selon vous ?
07:46Oui et non, parce qu'on a un choc d'offres sur le pétrole,
07:49mais on a un choc de demandes sur l'économie,
07:51parce qu'on a cet investissement autour de l'IA.
07:54Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que dans la hausse des taux,
07:56ce n'est pas lié à l'inflation.
07:57C'est ça le problème.
07:58C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand vous regardez les points morts d'inflation,
08:01ce que l'inflation anticipée par les marchés obligataires,
08:04ça a un petit peu monté, mais ce n'est pas énorme.
08:05On est à 2-3 sur les États-Unis.
08:07Ça veut dire quoi ?
08:07Ça veut dire que les marchés obligataires ne montent pas aujourd'hui
08:10sur l'idée qu'on va avoir dans les 10 prochaines années beaucoup plus d'inflation.
08:14On pense quand même que ça restera court terme,
08:16que ce n'est pas véritable.
08:17Donc, on monte sur quoi ?
08:18On monte sur les taux réels.
08:20Et ça, c'est un point important.
08:21Et pourquoi on monte sur les taux réels ?
08:23On monte sur les taux réels peut-être parce qu'on perçoit un risque souverain.
08:26Ça peut être un élément d'explication, mais une sorte de prime de risque.
08:28Donc, ça veut dire qu'elle ne va pas disparaître.
08:30Ça veut dire que demain, les cours du pétrole reculent.
08:32On va avoir les taux nominaux qui vont baisser
08:34parce qu'on aura les anticipations d'inflation qui vont peut-être un petit peu reculer.
08:37mais on restera dans un environnement de taux beaucoup plus élevé
08:40qu'avant cette crise qui n'est pas du tout liée au pétrole.
08:42Donc, c'est quelque chose d'important d'avoir en tête.
08:44C'est les taux réels.
08:45Deuxième élément qui pourrait expliquer ces taux réels qui remontent,
08:48c'est qu'on a des perspectives de croissance qui sont plus fortes.
08:51Si la croissance en volume est plus forte,
08:52ça veut dire que les taux réels sont plus élevés.
08:53Il ne faut pas l'oublier.
08:54Donc, ça voudrait dire qu'on s'ajuste à des perspectives,
08:57peut-être l'effet de l'IA, gain de productivité.
08:59Mais en tout cas, on n'est pas sur quelque chose de classique.
09:02Et puis, autre élément, je vous dirais,
09:07du côté du Trésor américain et du côté de la Banque centrale américaine.
09:12Bon, ça, c'est mon point de vue,
09:13mais ça, peut-être que tout le monde ne le passagera pas.
09:15Mais il y a, je pense, un vrai problème de communication.
09:17Et puis, dernière chose, pourquoi les taux réels montent ?
09:19Parce qu'on a un besoin aujourd'hui d'investissement.
09:22Les pétrodollars, ça ne marche plus.
09:23Pourquoi ? Parce que quand vous aviez le pétrole qui montait de 100 dollars,
09:27derrière, c'était recyclé par les pays du Golfe
09:29en achetant de la dette américaine.
09:31Aujourd'hui, ces pays du Golfe, ils doivent reconstruire,
09:33ils doivent investir, ils doivent reconstruire leur capacité de production.
09:36On a l'investissement autour de l'intelligence artificielle,
09:39ce qui fait qu'on a beaucoup d'investissements aujourd'hui
09:40qui sont un peu déconnectés de la conjoncture.
09:43Et donc, on a un besoin de liquidité, on a un besoin d'épargne.
09:46Et donc, aujourd'hui, le prix s'ajuste.
09:47Donc, attention, il y a l'effet pétrole, et je suis d'accord.
09:50Mais de l'autre, on voit qu'il y a quand même des changements
09:52dans l'économie qui sont en train de s'opérer,
09:54qui font qu'on commence à rémunérer l'épargne beaucoup plus,
09:58parce qu'on a un besoin aujourd'hui qui est là.
10:01Alors, positif, c'est qu'on a une croissance résiliente,
10:04qu'on est tous en train de réviser quand même à la hausse.
10:07Alors, je sais, on va dire la France, mais on met un peu de côté la France.
10:09On parle au niveau mondial.
10:11On est plutôt surpris de la résilience de la croissance mondiale.
10:14D'ailleurs, c'est ce que nous ont dit les banquiers centraux.
10:15Pourquoi ils montent les taux ?
10:16Parce que la croissance est là, et que ce choc énergétique,
10:20finalement, il est présent, mais n'a pas affecté autant la croissance
10:22qu'on pouvait le penser.
10:23Donc, ça, c'est le côté plutôt positif.
10:25L'autre côté, il va falloir qu'on prenne en compte,
10:27dans nos portefeuilles, le fait qu'on est sur des taux réels
10:30beaucoup plus élevés.
10:30Donc, c'est un point important, c'est un point important pour l'allocation d'actifs.
10:34C'est un point important aussi aujourd'hui qu'il faut retenir.
10:37Donc, ça veut dire que même si on règle ce problème derrière,
10:40il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils vont se détendre,
10:42mais on restera quand même sur des niveaux de taux beaucoup plus élevés.
10:44Oui, selon vous, ce sont des niveaux normaux
10:47par rapport à tout ce qui se passe aujourd'hui ?
10:49Oui, on intègre.
10:50Encore une fois, il y a 2-3 d'anticipation d'inflation
10:53à 10 ans sur les marchés obligataires.
10:55Si on résout ce problème du pétrole et on réduit ce choc énergétique,
11:01je ne vous dis pas qu'on ne viendra pas à 2, ce qui me paraîtrait assez logique.
11:04Mais vous voyez que sur l'ampleur de la hausse des taux qu'on a eue dernièrement,
11:08c'est très peu, 30 centimes de baisse des taux,
11:10ça serait relativement limité.
11:12Donc, ça veut dire qu'on a quand même des changements profonds
11:14qui sont en train de s'opérer.
11:15Donc, oui, il y a le pétrole, mais il y a d'autres choses qui se passent dans le monde
11:18et ça commence à jouer sur les équilibres en termes de marché.
11:21Alain, vos commentaires, déjà, beaucoup de choses viennent d'être dits
11:25par Christian et Céline sur ces taux, sur ce pétrole.
11:29Et peut-être un mot du gaz aussi, parce qu'en Europe,
11:31on a des stocks qui sont historiquement bas.
11:34On arrive à l'approche de l'hiver quand même.
11:37Et le gaz s'est envolé de 30% sur un mois.
11:41Mais vos commentaires, vous pouvez parler aussi du pétrole.
11:43Sur le pétrole, je pense qu'il y a quand même des manipulations trumpiennes
11:48au sens où, lui, son objectif pour les élections,
11:51c'est que les prix baissent à la pompe.
11:52Donc, il est prêt à raconter n'importe quoi.
11:54Tout est possible pour faire baisser les prix.
11:56On l'a vu en juillet, à un moment, la courbe est passée à 70-80 dollars
11:59parce que tout d'un coup, tous les pétroliers sont ressortis soudainement.
12:02C'était merveilleux.
12:03Puis un jour, finalement, il s'est refrité avec les Iraniens.
12:06Donc là, il fait semblant, à mon avis, de trouver un accord.
12:08Mais la réalité, c'est qu'ils veulent leur faire rendre gorge.
12:11Ils sont, vu tous les dommages que les Iraniens créent partout,
12:14ça serait tellement humiliant pour les États-Unis de capituler
12:17qu'à mon avis, ils ne capituleront pas.
12:18Mais en attendant, ils seront prêts à trouver tous les subterfuges
12:21pour essayer de donner une impression de détente.
12:23Et c'est ce qu'on voit dans les derniers jours.
12:26Mais honnêtement, ça peut changer du jour au lendemain.
12:29Maintenant, comme le disait Christian, c'est vrai que la hausse des taux,
12:31elle ne reflète pas tellement ces pressions inflationnistes.
12:34Elle rajoute une cerise sur le gâteau.
12:36Mais la réalité, c'est que l'économie, en effet, va bien, même très bien.
12:40Et c'est cette demande d'argent, d'emprunt,
12:42notamment dans les investissements au IA,
12:44qui ne sont plus qu'en equity ou autofinancés,
12:46mais qui passent aussi par de l'emprunt,
12:47qui font que les corporettes sont présents.
12:50Et que certains acteurs, par exemple le Japon,
12:53où les taux ont pas mal remonté,
12:54les Japonais ont tendance à investir beaucoup aux États-Unis,
12:57ont un certain nombre de facteurs techniques
12:58qui font que la demande d'obligations est moins forte qu'avant,
13:01alors que l'offre a pas mal augmenté.
13:03Donc ça se traduit évidemment par une hausse des taux.
13:05Alors, et d'ailleurs, on voit que les marchés actions
13:07ont plutôt bien résisté pour l'instant.
13:09Et les résultats du deuxième trimestre étaient très bons.
13:12Et peut-être que d'ailleurs, au troisième,
13:13on va voir, mais ils ne seront pas si mauvais non plus.
13:15Donc la dynamique de croissance des résultats par action,
13:18elle est colossale, en fait, cette année,
13:19même pour l'année prochaine.
13:21Donc, je dirais, le marché peut tout à fait
13:23s'accommoder de taux plus élevés
13:25si la dynamique de résultats reste bonne.
13:28Ce sur quoi il faudra rester vigilant,
13:29c'est dans quelle mesure ces taux plus élevés
13:31ne vont pas finir par quand même freiner un petit peu la machine.
13:35Et tout d'un coup, on pourrait avoir une sorte de coagulation
13:39avec d'abord des ralentissements
13:41ou des warnings dans certains secteurs
13:44qui pourraient précipiter.
13:45Comme un peu en 2008, tout le monde était content.
13:47Puis on s'est rendu compte que là, aux étaux,
13:48finalement, à un moment, ça s'arrête.
13:50Mais pour que ça s'arrête, il faudrait qu'il y ait des grosses révisions
13:52à la baisse du côté de l'IA.
13:54Or, pour l'instant, tout le monde investit, attire le régo.
13:58Alors, bien sûr, il y a une dizaine de jours,
14:01les marchés ont tremblé parce que certains acteurs ont dit
14:03qu'il fallait revoir est-ce que l'IA n'est pas trop vite, etc.
14:07Comment réguler une chose pareille,
14:09sachant qu'il y a des concurrents chinois ou autres ?
14:11Et de toute façon, si on se positionne du côté
14:13des fournisseurs d'infrastructures,
14:15notamment les semi-conducteurs, mais les gens comme Schneider ou autres,
14:18tout est fou, les boucles, jusqu'en 2030.
14:20Globalement, la demande ne peut pas être servie.
14:23Donc, si la demande baissait même de 20%,
14:26pour le backlog de ces sociétés-là,
14:27je pense que ça ne changerait rien, a priori.
14:30Donc, après, ça peut changer la perception.
14:32S'il y a des annulations de commandes,
14:33des introductions en bourse qui sont reportées,
14:35et M. Marché peut s'affoler.
14:37Mais sur l'économie réelle, je ne pense pas que ça va...
14:39Dans l'immédiat, c'est bien lancé, quoi.
14:42Justement, Céline, parlons un petit peu
14:43de cette intelligence artificielle.
14:46Je disais en intro, donc, il y a eu Meta
14:48qui a sorti son agent IA Muse,
14:52qui a bondi de 10%.
14:53Il y a aussi, je ne l'ai pas mentionné,
14:55mais AMD qui a passé le cap des 1 000 milliards de dollars
14:58de capitalisation boursière.
14:59Et puis l'IA qui va être évidemment au centre
15:02du sommet de ce jeudi,
15:04entre Donald Trump et Xi Jinping.
15:07Qu'est-ce que vous regardez
15:09dans cette intelligence artificielle,
15:12dans la tech en général ?
15:13Et puis, qu'est-ce qu'on attend justement
15:15de ce sommet Chine-États-Unis,
15:16les deux géants qui vont se parler jeudi ?
15:19Alors, si on dézoome
15:21sur l'intelligence artificielle,
15:22pour moi, il y a trois problèmes majeurs
15:24qui ont émergé pendant l'été,
15:26mais qui n'ont pas du tout disparu
15:28au cours des dernières semaines,
15:29malheureusement pour nous.
15:30Le premier problème, c'est un problème de financement.
15:33Donc, on parlait tout à l'heure des taux d'intérêt.
15:35On a des besoins de financement
15:36pour l'IA qui sont énormes.
15:38Les dépenses de financement
15:41représentent 3-4% du PIB américain.
15:43C'est du jamais vu.
15:44C'est plus que ce qu'on a dépensé
15:46pour le chemin de fer en 1870.
15:48Donc, on est vraiment sur des dépenses
15:49d'investissement énormes.
15:51Et ces dépenses de financement,
15:52malheureusement, comme on le sait aujourd'hui,
15:54ne peuvent pas être financées
15:54par les trésoriers disponibles
15:57des entreprises technologiques,
15:58puisqu'elles n'ont pas de flux trésoriers disponibles positifs.
16:01Donc, elles doivent faire appel au marché,
16:02comme le soulignaient Christian et Alain à l'instant.
16:05Et donc, faire appel au marché,
16:06ça fait une concurrence,
16:07une espèce d'embouteillage.
16:09Et donc, on a des taux
16:10qui sont de plus en plus élevés.
16:11Malheureusement, comme on le rappelait à l'instant,
16:13ça risque d'être un peu compliqué
16:14de faire descendre tout ça
16:15parce qu'on a plein de facteurs différents
16:17qui se combinent
16:18pour faire monter les taux d'intérêt.
16:19Donc, les financements,
16:21c'est plus compliqué d'aller les trouver.
16:23Et on a beaucoup, beaucoup d'argent
16:25à aller chercher
16:25pour financer ce dont on a besoin.
16:27Donc, on a un problème de ce côté-là
16:29qui, à mon sens,
16:30va avoir du mal à se résoudre très rapidement,
16:32sauf à penser qu'on a un ralentissement économique mondial.
16:34Et dans ce cas-là, effectivement,
16:35on aura moins d'embouteillages.
16:37La deuxième chose
16:38qui est complexe
16:40pour l'intelligence artificielle,
16:41c'est qu'on l'évoquait à l'instant,
16:42on a un concurrent
16:43qui s'appelle la Chine
16:45qui, malheureusement,
16:48nous annonce
16:48des produits de plus en plus
16:52attractifs
16:53d'un point de vue qualitatif
16:54et de moins en moins cher
16:55d'un point de vue économique.
16:56Donc, ces produits sont de plus en plus demandés.
16:58Et donc, quand on regarde
16:59les tokens qui sont consommés
17:02sur une plateforme aujourd'hui,
17:03on voit qu'on a 60% des tokens consommés
17:05qui sont chinois
17:06et de moins en moins
17:07de tokens consommés
17:08qui sont américains.
17:09Donc, on a une vraie concurrence
17:10parce que c'est moins cher
17:11et équivalent à peu près
17:12en termes technologiques.
17:13Donc, ça, c'est quand même un problème
17:14parce que pendant longtemps,
17:15on a pensé
17:16que les business models américains
17:17étaient clairement au-dessus du lot.
17:18donc, ce n'est plus totalement le cas, clairement.
17:21Notamment avec le Kim,
17:23enfin, le dernier produit
17:24de Moonshot qui est sorti.
17:26Donc, on a une concurrence chinoise
17:28qui est réelle.
17:29Et elle est réelle
17:30sur les LLM,
17:32mais elle est aussi réelle
17:33sur la lithographie.
17:34Enfin, il y a plein de choses
17:35qui ont eu lieu cet été.
17:37Et puis, le troisième problème
17:39pour l'intelligence artificielle,
17:42c'est qu'on a également
17:48la problématique
17:49des bénéfices d'entreprise.
17:50Donc, on le parlait tout à l'heure.
17:51On a eu des bénéfices
17:52qui étaient incroyablement élevés
17:53au deuxième trimestre.
17:54On a dit que c'est formidable.
17:55Et puis, quand on creuse,
17:56on s'aperçoit
17:57qu'il y a quand même
17:57la moitié des bénéfices
17:59qui venaient des valorisations
18:02des sociétés qui étaient détenues
18:04par ces leaders de la technologie,
18:06SpaceX, OpenAI, Anthropik.
18:07Et donc, là, on a un petit...
18:09On parle beaucoup
18:11d'économie circulaire,
18:12mais en plus,
18:12d'un point de vue des bénéfices,
18:14on a aussi un impact
18:16de domino du marché
18:17sur les bénéfices
18:19de ces entreprises.
18:19Et ça, bien malin,
18:21celui qui pourra savoir
18:22à quel point ça va être réplicable.
18:23En tous les cas,
18:24on va avoir des bases
18:24de comparaison
18:25de plus en plus difficiles
18:26compte tenu du fait
18:27qu'on avait la moitié
18:27des profits qui venaient
18:28de ces détentions d'entreprises
18:31au cours du dernier trimestre.
18:32Donc, on a plein de questions
18:33qui s'accumulent
18:34dans un environnement
18:36dans lequel on a
18:37donc une compétition
18:38pour l'accès au capital
18:39et en tous les cas,
18:40les taux d'intérêt plus élevés.
18:41Et pour moi,
18:42la dernière interrogation,
18:43c'est bien entendu
18:43la valorisation.
18:45Parce que quand on a
18:46des taux qui montent,
18:46mécaniquement,
18:47normalement,
18:47on doit avoir des valorisations
18:48qui sont sous pression.
18:49Pour l'instant,
18:49tout le monde s'en fiche
18:50puisque le Nasdaq
18:51est à des plus hauts.
18:53Le SP500
18:54est également à des plus hauts.
18:56Mais à mon sens,
18:57ça risque quand même
18:58de poser problème
18:59parce que moi,
18:59ce que j'avais appris en finance,
19:00c'est que la bourse,
19:02c'est le vase d'expansion
19:03de la masse monétaire.
19:04Et donc,
19:05malheureusement pour nous,
19:05qu'en général,
19:06quand les taux montent,
19:08ça rend les choses
19:08plus compliquées.
19:09On verra dans les prochains jours,
19:11dans les prochaines semaines,
19:13Christian,
19:14sur ce sommet,
19:15Xi Jinping,
19:16Donald Trump,
19:17sur l'intelligence artificielle,
19:18mais ça peut être aussi
19:18sur le commerce
19:19ou sur les autres sujets
19:21qui seront abordés,
19:22en toile de fond,
19:22évidemment,
19:23le conflit en Iran,
19:24mais peut-être plus
19:25sur l'intelligence artificielle.
19:27Céline l'a rappelé,
19:28il y a une vraie concurrence
19:29entre la Chine
19:30et les États-Unis
19:30dans les réunions préalables
19:33entre Chine et les États-Unis
19:34qu'on a vues depuis ce week-end
19:36à New York,
19:36etc.
19:37Tous les discours
19:38étaient très positifs
19:39sur l'IA.
19:39Qu'est-ce que vous attendez
19:40du sommet de jeudi ?
19:42Oui, non,
19:43ça va être surtout un accord
19:44entre la Chine et les États-Unis
19:45parce qu'en gros,
19:46chacun a un morceau
19:47de la chaîne.
19:48C'est-à-dire que
19:49la Chine a les terres rares
19:52et la Chine a montré
19:53aux États-Unis
19:54qu'ils maîtrisaient
19:55les terres rares
19:55et les exportations
19:56puisque, par exemple,
19:57pour certaines terres rares,
19:58c'était assez amusant.
19:59La Chine a bloqué
20:00les exportations.
20:01Seulement au mois d'août,
20:02ils ont exporté
20:0360 tonnes de certaines terres rares
20:04pour montrer aux États-Unis
20:05« Voyez, je peux débloquer. »
20:08Sauf qu'avec ces terres rares,
20:09on fait quoi ?
20:09On fait des semi-conducteurs.
20:10Et avec ces semi-conducteurs,
20:12c'est avec ça
20:13qu'on développe
20:13l'intelligence artificielle
20:14et donc les États-Unis disent
20:16« Oui, mais moi,
20:16je ne vendrai pas
20:17mes semi-conducteurs
20:18pour pas que tu développes
20:18tes propres modèles. »
20:20Donc, grosso modo,
20:21la Chine peut bloquer
20:22la croissance des États-Unis
20:24et le développement
20:25du nombre de semi-conducteurs
20:26par ces terres rares
20:27et les États-Unis
20:28peuvent bloquer la Chine
20:29et le développement
20:30des modèles chinois
20:31et empêcher la Chine
20:32de casser les prix
20:32en ne lui fournissant pas
20:34les semi-conducteurs
20:36et ce qui est nécessaire,
20:37notamment les puces
20:38et puis la plateforme de NVIDIA
20:40qui est très importante
20:41pour développer
20:42les modèles IA.
20:44Donc, on est sur
20:47un deal qui va se faire.
20:48Pourquoi ?
20:49Parce que les États-Unis,
20:50de leur côté,
20:51ils font des accords
20:51avec le Groenland
20:52et tout ça,
20:52mais ça ne sera pas
20:53pour tout de suite.
20:54Mais ils essayent
20:55à grand V
20:56de ne plus être
20:58dépendants de la Chine
20:59sur les terres rares
21:00et de son côté,
21:01la Chine essaye
21:02de développer
21:02ses propres processeurs.
21:04Mais on a vu,
21:05Huawei,
21:07qui a peut-être été
21:08le plus loin
21:09dans ses puces,
21:10n'arrive pas
21:10de toute façon
21:11à maintenir
21:11la qualité
21:12et la cadence
21:12parce que c'est bien
21:13de faire des machines,
21:15concurrencer
21:15les acteurs en place
21:16et dire
21:17je vais faire
21:18plein de semi-conducteurs
21:18mais ça n'a rien à voir
21:20avec les capacités
21:21qu'a TSMC.
21:21TSMC
21:22a mis 30 ans,
21:2340 ans
21:24pour avoir
21:24ses capacités.
21:25Les puces
21:26HBM,
21:27les mémoires HBM,
21:29c'est simple,
21:31tout le monde sait en faire
21:31mais il faut les relier
21:32entre elles.
21:33C'est-à-dire que ce sont
21:34des mémoires classiques
21:35mais on les fait communiquer
21:37parce qu'on fait
21:37comme un immeuble,
21:38on les monte
21:39entre plusieurs étages
21:39et c'est relier ces étages
21:41qui pose problème
21:41et il n'y a que trois entreprises
21:42dans le monde
21:43qui savent le faire.
21:43Donc c'est pour ça
21:44qu'il y a un blocage
21:45et ça,
21:46vous ne le faites pas
21:46en deux jours,
21:47vous ne créez pas
21:48des capacités en deux jours
21:49pour faire ce type de puce.
21:50Donc il y a des vrais blocages
21:52et donc la Chine
21:53ne concurrencera pas
21:54Nvidia du jour au lendemain
21:55même si elle essaie,
21:56elle n'aura pas
21:57la capacité de Nvidia
21:58et les Etats-Unis
21:58du jour au lendemain
21:59n'auront pas été rares
22:00pour se passer de la Chine.
22:02Donc j'attends
22:03un accord,
22:04tout bêtement,
22:04un accord
22:05parce que chacun a compris
22:07qu'ils sont en train
22:08de se bloquer eux-mêmes
22:10dans cette course Alia
22:11et derrière
22:12il y a une vraie course,
22:13il y a une guerre,
22:13c'est une guerre technologique
22:15et chacun essaye
22:16de courir derrière ça.
22:17Donc aujourd'hui,
22:18oui, c'est là
22:19et en plus,
22:20dernier point,
22:21Donald Trump
22:22ne peut pas se permettre
22:23qu'il y ait
22:23un retournement
22:24dans l'IA.
22:25Aujourd'hui,
22:26en gros,
22:27le secteur de l'intelligence,
22:28les investissements
22:29autour de l'IA,
22:29j'ai fait un petit calcul,
22:31c'est 4% du PIB,
22:32c'est autour de 48%,
22:33donc 50%
22:34de la croissance américaine.
22:36Donc si demain,
22:37il bloque,
22:38il y a un blocage
22:38autour de ça,
22:39il sait que derrière
22:40l'économie américaine
22:41ne va pas si bien que ça.
22:42Il y a des vrais problèmes
22:43dans la construction,
22:44il y a toute une partie
22:45de l'économie
22:45qui ne va pas très bien,
22:46qui pose des mots de tête
22:48à la Banque centrale américaine
22:49derrière parce qu'elle
22:50ne sait pas quoi faire,
22:50mais au-delà de ça,
22:52c'est vrai qu'il a besoin
22:55de cette croissance
22:55qui est tirée
22:56par l'intelligence artificielle,
22:58d'où son discours
22:59très pro-intelligence artificielle
23:00à court terme.
23:00Oui, et puis quand les patrons
23:03de la tech avaient alerté
23:04il y a une semaine,
23:05dix jours,
23:06c'est pareil,
23:06il avait eu ce même discours
23:07très pro-IA,
23:09justement,
23:09certainement pour ces raisons-là.
23:10Christian,
23:11Alain, vos commentaires
23:12et puis s'il y a aussi
23:13d'autres secteurs
23:14peut-être que vous regardez
23:15au-delà de la tech
23:16et de l'intelligence artificielle.
23:18Alors sur le sommet
23:19des une Chine,
23:19ils sont condamnés
23:20à s'entendre,
23:21c'est ça l'idée.
23:22Sur la menace chinoise
23:23dans les semis,
23:24bien entendu,
23:25ils y travaillent,
23:25mais c'est comme dans
23:26l'aéronautique,
23:26ça va prendre probablement
23:2710-15 ans.
23:28Enfin, il y avait eu
23:29des annonces
23:29sur des machines
23:30comparables à celles
23:31de ASML,
23:32mais ça,
23:32c'est probablement pas
23:33avoir un horizon
23:33de 10 ans
23:34pour que ce soit
23:35une véritable concurrence.
23:35Mais cela dit,
23:36un jour,
23:36ça risque d'arriver.
23:37Il faut vraiment
23:38être conscient de ça.
23:40Troisième point,
23:41c'est que la croissance
23:43vient de l'IA,
23:44ça inonde même
23:44le marché obligataire,
23:45comme on l'a dit.
23:46Là, je regardais
23:48les reshufflings
23:49d'indices,
23:50notamment le S&P 100,
23:51les 100 premières valeurs.
23:53Avant,
23:53quand on parlait
23:54de 57% de techno,
23:55c'était le Nasdaq.
23:56Aujourd'hui,
23:57dans le S&P 100,
23:58la technologie,
23:59c'est 57% de l'indice.
24:00C'est effrayant.
24:01Enfin, ça veut dire
24:01qu'il y a une concentration
24:03de toute la richesse
24:04qui est quand même énorme.
24:05Mais donc,
24:05ça nous mène
24:05vers les autres secteurs.
24:06Oui.
24:07Et donc,
24:07dans ce monde
24:08où, finalement,
24:09la croissance est tirée
24:10par l'investissement,
24:11autour de l'IA,
24:12des infrastructures
24:12qui vont avec,
24:13où les taux sont finalement
24:14très élevés,
24:15où, par ailleurs,
24:16n'oublions pas,
24:16les États sont quand même
24:17assez endettés,
24:18même les États-Unis,
24:19t'as réjectoire 140%
24:20d'aide sur PIB
24:20dans quelques années.
24:22Ce n'est pas tellement mieux
24:22que nous, finalement.
24:23Bon.
24:24Ça fait que,
24:25quand on se passe
24:26du côté du consommateur,
24:27à moins qu'il soit détenteur
24:29d'un portefeuille
24:29d'action Nvidia,
24:30ce qui est le cas
24:31de pas mal d'Américains,
24:31quand même,
24:32donc ça aide un peu la conso.
24:33Mais sinon,
24:34des taux d'intérêt élevés,
24:35une fiscalité qui est complexe
24:37parce que les États
24:38sont endettés,
24:40acheter des maisons,
24:43construire un projet immobilier
24:44avec les taux qu'on a aujourd'hui,
24:45tout ça,
24:45c'est un peu pas évident.
24:47Donc, je dirais,
24:48dans l'allocation d'actifs,
24:49on est quand même
24:49assez réservés
24:50sur tout ce qui concerne
24:51la conso, fondamentalement.
24:53Parce que là,
24:53je ne vois pas trop
24:54comment ça va fondamentalement
24:56s'améliorer aujourd'hui.
24:57OK.
24:58Et par exemple,
24:58en termes d'autres matières premières,
25:00parce qu'on a parlé beaucoup
25:01du pétrole,
25:02du gaz, etc.,
25:03mais est-ce que des matières premières
25:05comme l'or
25:06ont leur place, selon vous ?
25:08L'or, c'est plutôt
25:09le facteur de la peur.
25:11Donc, on ne peut pas dire
25:11que des taux d'intérêt très élevés
25:12soient très favorables
25:13à l'or en tant que tel.
25:14Non, je ne suis pas un spécialiste
25:16de cette matière première.
25:17Il faudrait que les choses
25:17aient très mal, en fait,
25:18je pense, pour que l'or
25:19s'en sorte bien,
25:20ou qu'il y ait une vraie défiance
25:21envers les devises.
25:23C'est ce qu'on a vu
25:24un peu dans les dernières années.
25:25Finalement, les États-Unis,
25:26ça n'est plus
25:27la devise de référence.
25:28On constate aussi
25:28dans les marchés de dette
25:31qu'il y a quand même
25:31un certain nombre de corporate
25:32qui commence à traiter
25:33en dessous des États.
25:34donc, on préfère avoir du Nestlé
25:38que de la française, par exemple.
25:40Ça ne me surprend pas complètement,
25:41mais c'est quand même
25:42un indicateur aussi
25:43du monde qui vient.
25:44Bon, Céline,
25:45chez PICMAL,
25:47Out and Investments,
25:48est-ce qu'il y a d'autres secteurs
25:49que vous regardez
25:50d'ici la fin d'année ?
25:51D'autres secteurs
25:52où il faut être vigilant
25:53ou d'autres secteurs,
25:55d'autres zones géographiques
25:56aussi, peut-être ?
25:57Alors, nous, effectivement,
25:58on est extrêmement vigilant
25:59sur la technologie,
25:59donc on n'a pas du tout
26:00d'exposition au secteur
26:01de la technologie
26:02parce qu'on a mentionné
26:03tous les facteurs de risque
26:04tout à l'heure.
26:05Et à l'inverse,
26:06on cherche,
26:07comme le soulignait
26:08à l'instant Alain,
26:09des secteurs
26:10ou des géographies
26:11qui vont être différentes,
26:13qui vont être décorrélées
26:14dans un environnement
26:15potentiellement.
26:16C'est là qu'on peut avoir
26:16le nerf du problème
26:18et dans des indices
26:19qui sont très liés
26:21à ce secteur.
26:22D'accord.
26:22Donc, du coup,
26:23on va aller loin,
26:24chercher de la décorrélation.
26:25La décorrélation,
26:26on peut aller la chercher
26:27dans des pays
26:28comme la Chine ou le Brésil
26:30qui ont une présence
26:31très faible dans les indices
26:32et la Chine,
26:33c'est un des marchés
26:34les moins corrélés
26:34aux marchés américains
26:35qu'on puisse trouver.
26:37Donc, ça, c'est intéressant.
26:38C'est un marché
26:38qui est mal aimé,
26:38sous-détenu,
26:39dans lequel il y a
26:40des choses qui se passent.
26:41On en parlait
26:41de la technologie tout à l'heure,
26:42mais il y a des nouveaux
26:43leaders qui émergent.
26:45Les nouvelles énergies
26:45sont dominées par la Chine
26:46comme on sait.
26:47Donc, il y a vraiment
26:47des choses à regarder.
26:49Le Brésil,
26:49c'est un gros producteur
26:50de matières premières.
26:51On parle d'un monde
26:51dans lequel on a
26:52des chocs d'offres.
26:54Avoir, tenir les clés
26:55sur les matières premières,
26:56ça peut être intéressant
26:56et c'est un marché
26:57qui nous semble intéressant
26:58de ce côté-là.
26:59Et puis, d'un point de vue
27:00sectoriel,
27:00vous avez des secteurs
27:01décorrélés aussi.
27:02Le secteur de l'énergie
27:03est très décorrélé
27:04au secteur de la technologie.
27:05Donc, je crois qu'il y a
27:06une corrélation de 10%
27:07entre les deux.
27:08Donc, si vous voulez
27:10avoir une diversification
27:10dans un portefeuille,
27:11ça peut être intéressant.
27:13Il y a un autre secteur
27:14qui est le secteur minier.
27:16Donc, on parle effectivement
27:17de l'or
27:18qui nous semble
27:19être intéressant aussi
27:20parce que l'or a tendance
27:22à faire valeur de refuge
27:24dans un monde
27:24où on est perdu,
27:25effectivement,
27:26quand on a peur
27:26d'aller sur des obligations
27:27d'État.
27:28Peut-être que cette poche
27:29qu'on mettait naturellement
27:30sur les obligations d'État
27:31par le passé,
27:31on peut la mettre sur l'or.
27:33L'or, c'est 2 à 3%
27:34des portefeuilles
27:35dans les familles et offices.
27:36Dans les années 80,
27:37on était plutôt sur du 20%.
27:38Donc, on voit qu'on est
27:39très peu pondérés.
27:41Les banques centrales émergentes
27:42achètent massivement de l'or.
27:43Elles n'ont que 11%
27:44d'exposition à l'or.
27:45On est à plus de 20%
27:46dans les banques centrales
27:47le pays développé.
27:48Donc, on a encore
27:48un potentiel de rattrapage
27:50important.
27:51Donc, ça, ça peut aller
27:52vous apporter de la décorrélation
27:53et de la protection
27:54si jamais il se passait
27:56quelque chose.
27:58Et dans les secteurs autres,
28:00qu'est-ce que je peux
28:00souligner d'autres ?
28:01Donc, l'énergie,
28:03les minières.
28:03Et puis, peut-être
28:04qu'on peut aller regarder
28:05du côté de la santé
28:06qu'il y a un potentiel
28:08de protection en général.
28:09Voilà.
28:09Merci beaucoup
28:10à tous les trois.
28:12Céline Picmal,
28:12Prade, présidente
28:13de Picmal Outen Investments.
28:15Alain Dubru,
28:16le directeur de la gestion
28:17chez Claresco
28:18et Christian Parizeau,
28:19président de Altaïr Economics.
28:21Merci à tous les trois
28:22d'avoir été sur ce plateau.
28:24Merci à vous
28:24de nous avoir suivis.
28:25On se retrouve demain
28:27à midi et demi
28:27en direct sur Bsmart.
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