- il y a 7 minutes
Lundi 21 septembre 2026, retrouvez Nicolas Sopel (Stratégiste en chef, Banque Privée Quintet), Hervé Amourda (Économiste, ProBTP Finance) et Igor de Maack (Dirigeant - Associé, VitalEpargne) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:01Générique
00:03Générique
00:05Générique
00:06Générique
00:06Générique
00:09Générique
00:10Trois invités avec nous chaque soir
00:11pour décrypter les mouvements de la planète.
00:13Marché, Igor Demac, dirigeant associé chez Vital L'Epargne.
00:16Bonjour. Bonsoir.
00:17Hervé Amourda, responsable de la recherche
00:19chez ProBTP Finance et membre de
00:21BSI Economics. Bonsoir. Bonsoir.
00:23Et Nicolas Sopel, vous êtes stratégiste en chef
00:26de la banque privée
00:28Quintet. Bonsoir.
00:29Bonsoir Pauline. Nicolas, commençons avec
00:32ce qui se passe en Allemagne.
00:34Je le disais en intro, Friedrich Merz
00:35se bat désormais pour sa survie
00:37politique. Est-ce que
00:39cette fois, c'est la tempête de trop
00:41pour lui ?
00:43Ça c'est le grand débat. C'est ce qui risque
00:46d'animer un petit peu les marchés
00:48sur cette incertitude politique
00:49qui va commencer à se faire un petit peu
00:52plus présente en Allemagne.
00:54Le moment n'est pas très
00:55opportun parce que nous sommes
00:57dans une situation où en tant qu'Européens, on a besoin
01:00d'asseoir notre souveraineté,
01:02qu'elle soit énergétique, qu'elle soit sur la défense
01:05ou sur
01:06l'intelligence artificielle.
01:08Donc voilà, la sortie
01:09du chancelier allemand hier soir
01:11indiquerait qu'il serait prêt à rester.
01:14Peut-être que c'est vraiment
01:15un catalyse qui va lui permettre
01:17d'accélérer ses réformes
01:20ou ses grandes réformes qu'il a
01:22justement sur les dépenses en infrastructures,
01:25sur la défense, sur les retraites,
01:26mais aussi sur le marché du travail.
01:30Donc voilà, peut-être qu'il a
01:32cette opportunité de le faire maintenant.
01:34Les partis qui gagnent
01:36des deux côtés
01:37du spectre politique
01:39vont le surveiller là-dessus.
01:42On peut se dire que,
01:44en essayant de voir le verre
01:46à moitié plein
01:48qui a cette opportunité
01:50d'accélérer les réformes.
01:51Maintenant, est-ce qu'il tiendra
01:53jusqu'en 2027 ?
01:54On commence à parler
01:55d'élections anticipées.
01:57Tout ça, c'est un jeu,
01:58on va dire, politique.
02:00Arriver à un consensus
02:01avec les alliances,
02:03comme ça que ça fonctionne
02:04en Allemagne,
02:05avec les alliances,
02:06ça amène un petit peu
02:07d'incertitude.
02:11Voilà, maintenant,
02:12d'un point de vue extérieur,
02:13en tant que, par exemple,
02:14nous, en tant que Français,
02:15on regarde peut-être
02:16l'Allemagne avec envie
02:17par rapport à des ratios
02:18macroéconomiques
02:19comme la dette
02:20par rapport à la taille
02:21de l'économie
02:22ou son déficit fiscal.
02:24On se dit que l'Allemagne
02:25a la possibilité
02:26d'accélérer,
02:28d'implémenter ces réformes
02:30dans un avenir
02:30plutôt proche.
02:31Oui, c'est sûr.
02:32On va reparler justement
02:33de la dette
02:33un peu plus tard
02:34dans l'émission.
02:36Juste avant,
02:37Hervé,
02:38vous le disiez,
02:39Nicolas,
02:41le chancelier allemand
02:42refuse,
02:42enfin, exclut en tout cas
02:44toute démission
02:44pour l'instant.
02:45Qu'est-ce que ça pourrait avoir
02:47comme conséquence
02:48pour l'Europe
02:49et même peut-être
02:50plus globalement
02:51à travers le monde ?
02:52Alors, c'est plutôt positif.
02:54Je pense qu'il a eu
02:55la bonne attitude finalement.
02:57Alors, pardon,
02:57le sort de l'élection
02:58n'est pas positif,
02:59mais en tout cas,
02:59l'attitude de Merz
03:00suite à cette défaite
03:02est plutôt positive
03:03parce qu'il accepte
03:03la défaite,
03:04donc il n'est pas dans le déni.
03:06Et puis,
03:07ça a été déjà bien dit
03:08juste avant moi,
03:09c'est l'Allemagne,
03:10le schéma politique allemand,
03:12c'est un schéma
03:13de coalition.
03:15Et aujourd'hui,
03:16ces deux grands adversaires
03:17qui sont de part et d'autre
03:17du spectre
03:18sont dans l'incapacité
03:19de faire des coalitions.
03:21Personne ne veut s'allier
03:22avec l'AFD
03:22et D-Link va même
03:24avoir du mal
03:25dans la circonférence
03:26où ils ont été élus
03:27à trouver une majorité.
03:28Donc, on peut encore avoir
03:29finalement le SPU
03:30qui serait leader
03:31dans ces élections.
03:33Et ça,
03:34c'est la grande,
03:34je dirais,
03:35la grande difficulté,
03:36la grande force
03:36à la fois de Frédéric Merz
03:38aujourd'hui,
03:38c'est qu'il a le parti
03:39derrière lui,
03:40il s'est recueilli
03:41avec son parti,
03:42il a l'assurance
03:42qu'ils vont pouvoir
03:44en tout cas
03:45l'appuyer.
03:46Et puis,
03:47l'année 2027,
03:48c'est une année européenne
03:50puisqu'on a le budget
03:51pluriannuel européen
03:52qui doit être voté.
03:54On a besoin
03:54de moteurs forts
03:56à ce moment-là.
03:57La France ne pourrait pas,
03:59parce qu'on va vivre
04:00nous-mêmes
04:00notre propre année électorale,
04:01donc on va avoir du mal
04:03à montrer un visage
04:04en tout cas composé
04:05et solide
04:05sur la scène européenne.
04:07On a vraiment besoin
04:08aujourd'hui
04:08d'avoir un pouvoir
04:09politique allemand.
04:10Donc,
04:11de ce point de vue-là,
04:12je pense qu'effectivement,
04:13l'instabilité politique
04:14pourrait être de court terme
04:15et je pense qu'on pourra
04:17aussi enchaîner
04:17sur les États-Unis,
04:18mais aujourd'hui,
04:19plus que jamais,
04:20on a besoin de répondre
04:21d'une seule voix
04:21aux États-Unis
04:22et à la Chine.
04:23Oui.
04:24Justement,
04:24Igor,
04:24vos commentaires,
04:25si vous en avez
04:26sur ce qui se passe
04:28en Allemagne
04:29et puis sur,
04:29évidemment,
04:30les États-Unis.
04:31On pourra parler
04:32du sommet
04:33qui arrive jeudi
04:34entre Xi Jinping
04:35et Donald Trump,
04:36des enjeux,
04:37etc.
04:37Peut-être d'abord
04:38vos commentaires
04:38sur l'Allemagne ?
04:39Frédéric Schmerz,
04:40il a déjà été
04:42mis au pouvoir
04:43avec une majorité
04:45très faible.
04:47Il y a eu deux votes.
04:48C'est quelqu'un
04:49qui n'est pas très consensuel
04:50et je pense
04:51qu'il passe aussi
04:52après des mandats
04:53de Scholz
04:56et Merkel
04:57qui ne sont pas très bien
04:59perçus par la population.
05:01Il y a l'appareillage politique,
05:02le fait d'avoir
05:03des gouvernements.
05:04Ça, on sait faire
05:04en Europe,
05:05en France,
05:05on sait combiner
05:06puisque c'est quand même
05:08une sphère qui maintenant
05:08s'auto-entretient un petit peu.
05:10La difficulté,
05:11c'est qu'en fait,
05:12les populations
05:12dans les démocraties,
05:13elles ont un pouvoir
05:14par rapport à la dictature,
05:16c'est qu'elles peuvent
05:16faire changer les dirigeants.
05:18C'est bien la pierre angulaire
05:20de la démocratie,
05:21c'est que la majorité
05:23permet de changer
05:24les dirigeants
05:24quand on n'en est pas satisfait
05:26pour telle ou telle raison.
05:27Si on grippe ce système-là
05:28justement par le fait
05:30d'appareils politiques,
05:31de combinatoires,
05:32de coalitions
05:33et de régimes minoritaires,
05:35en fait,
05:35on ne va faire qu'amplifier
05:37la colère des peuples.
05:38Et donc,
05:39c'est ça qui est dangereux,
05:40c'est ça qu'on vit
05:41pleinement en France
05:42avec la difficulté
05:43par rapport à l'Allemagne
05:44que nous,
05:44on n'a pas les mêmes
05:45comptes publics
05:46que les Allemands.
05:47Et les Allemands,
05:48ils ont cette force-là.
05:49Ils ont une très grosse faiblesse
05:51et que la plus grosse
05:52de leur industrie,
05:53l'industrie automobile,
05:54a été frappée de plein fouet
05:55depuis 10-15 ans
05:56par le dieselgate
05:57puis l'électrique
05:58et qu'en fait,
05:59ils sont très dépendants
06:00de l'énergie,
06:01maintenant,
06:02chère.
06:02Donc,
06:03ils ont d'autres thématiques.
06:04Mais nous,
06:05on a à peu près
06:06le même sujet,
06:07même si nous,
06:08on n'a absolument
06:08aucune culture du compromis
06:10de la coalition.
06:11On l'a bien vu
06:11depuis les deux
06:13derniers quinquennats.
06:14C'est quelque chose
06:14qui est complètement
06:15anti-français
06:16dans la façon
06:16de diriger un pays.
06:18Donc,
06:19pour...
06:19Et maintenant,
06:20parler de la Chine
06:21et des États-Unis,
06:21c'est plus de 40%
06:22du PIB mondial.
06:24On a bien vu
06:25que la Chine
06:25avait très bien
06:26résisté aux pressions
06:27américaines,
06:27finalement.
06:28Donc,
06:28elle continue de résister.
06:30En fait,
06:30on ne sait pas
06:31qui tient la barbichette
06:32à qui.
06:34Ils ont des IA,
06:35ils ont à peu près tout.
06:35Dans 20 ans,
06:36ils en ont tout.
06:37Mais ils ont aussi
06:37quelque chose
06:38qui a disparu,
06:39c'est qu'ils n'ont plus
06:39de 10% de croissance,
06:40mais 5% de croissance.
06:42Crise immobilière
06:42qui n'est toujours
06:43pas jugulée.
06:44Un vieillissement
06:45ultra accéléré.
06:46Donc,
06:47c'est aussi une économie
06:49qui a ses propres enjeux.
06:51mais là,
06:52les dirigeants
06:52sont en place
06:53pour plus longtemps.
06:54Donc,
06:54ils ont peut-être
06:55un peu plus
06:55de marge de manœuvre
06:56pour anticiper
06:57les grands mouvements
07:00démographiques,
07:01sociaux et économiques.
07:02Oui,
07:03Nicolas,
07:04sur ce sommet
07:05Chine-États-Unis
07:06jeudi prochain,
07:07enfin,
07:08ce jeudi en fait,
07:09qu'est-ce qu'on attend ?
07:11Je disais en intro,
07:12on va attendre
07:13des déclarations sûrement
07:14autour de l'intelligence
07:15artificielle,
07:17sûrement autour du commerce
07:17également.
07:19Et puis,
07:19en toile de fond,
07:20le conflit en Iran
07:22qui va peut-être
07:22revenir dans les discussions.
07:24Qu'est-ce que vous allez
07:25regarder cette semaine ?
07:27Tout à fait.
07:28Je pense que peut-être
07:29le...
07:30Je ne sais pas,
07:31c'est lundi matin,
07:31lundi après-midi,
07:32je suis d'une nature
07:34optimiste aujourd'hui.
07:35Mais je me dis,
07:36quand je lis en fait
07:37ce qui se passe,
07:39ce que la recherche
07:40met en avant,
07:40c'est qu'il y a
07:41un espèce de consensus.
07:42Il y aura beaucoup
07:42d'effets d'annonce,
07:43mais rien de vraiment
07:45bien concret
07:45sur cette rencontre
07:47entre les deux leaders.
07:49Non, je me dis,
07:51on est quand même
07:51à quelques semaines
07:53maintenant des élections
07:53de mi-mandat
07:54aux Etats-Unis.
07:55Il reste moins de 50 jours
07:56avant le 3 novembre.
07:58Voilà.
07:58Ce sommet aussi intervient
08:00quelques jours
08:01ou une semaine ou deux
08:03avant le sommet,
08:04enfin,
08:04avant la réunion interne
08:07polybureau
08:08du Parti communiste chinois.
08:10Donc, il pourrait y avoir
08:11des avancées,
08:12notamment,
08:13peut-être sur des secteurs
08:14moins stratégiques
08:14comme l'agriculture.
08:15Après tout,
08:17le président américain
08:18fait face
08:19à une flambée des prix
08:21dont il est en partie
08:22responsable
08:23avec le conflit
08:24en Iran
08:24et aussi avec ses droits
08:25de douane
08:26qui sont toujours,
08:27c'est un peu le risque
08:28sous-jacent
08:29qu'on ne voit pas.
08:29On a vu les conflits
08:30avec le Canada,
08:31d'où le rapprochement
08:32aussi avec l'Europe.
08:33Donc,
08:34il y a peut-être,
08:35et on l'a vu ce week-end,
08:36avec les réunions
08:37entre américains
08:40et chinois
08:42que potentiellement
08:43pourraient,
08:43pour une fois,
08:44avoir des avancées
08:44un petit peu plus
08:45que ces effets d'annonce
08:48habituelles.
08:48On attend quand même
08:49que peut-être
08:50les droits de douane
08:51que ce soit prolongé,
08:53etc., non ?
08:54Voilà,
08:54donc il y a
08:55cet accord de Busan
08:56qui n'a pas été encore
09:00étendu
09:01parce que je crois
09:01que la date d'expiration
09:03c'est mi-novembre
09:04ou quelque chose comme ça.
09:05Donc,
09:05il y a un peu moins
09:06d'urgence de ce côté-là.
09:07Mais c'est vrai
09:08qu'encore une fois,
09:08sur les produits
09:09non stratégiques,
09:10agriculture,
09:11il pourrait y avoir
09:13une demande américaine
09:15pour justement
09:15essayer de contenir
09:16un peu cette flambée
09:18des prix.
09:18Je pense que sur
09:19l'intelligence artificielle,
09:21on a les deux
09:22superpuissances
09:23en intelligence artificielle.
09:25Et au final,
09:26l'une dépend
09:27beaucoup de l'autre.
09:27C'est-à-dire,
09:28les États-Unis
09:28dépendent beaucoup
09:29du matériel asiatique
09:30et donc chinois,
09:33les terres rares
09:34également.
09:35donc il y a
09:37dans cette volonté
09:38de continuer
09:39d'avoir cette puissance
09:40économique liée à l'IA,
09:42d'essayer de trouver
09:43des compromis.
09:44Alors peut-être
09:44en toile de fond aussi,
09:46je citerai
09:47Rabelais,
09:48science sans conscience,
09:49n'est que ruine de là,
09:50mais peut-être
09:50on voit
09:51toutes les inquiétudes
09:51que l'IA suggère
09:54actuellement sur le fait
09:55que peut-être
09:56l'être humain
09:56n'aura plus le contrôle
09:57sur la technologie
09:58dans un futur
10:00relativement proche.
10:01Donc voilà,
10:02c'est à peu près
10:02le genre de développement
10:05qu'on va scruter
10:09et peut-être
10:10avec des effets,
10:12des annonces
10:13un peu plus concrètes
10:14que par le passé.
10:15Bon, affaire à suivre jeudi.
10:17Hervé, justement,
10:18Nicolas le rappelait,
10:19ce conflit
10:20qui a fait monter
10:21évidemment
10:21les prix du pétrole
10:23sur ces dernières semaines,
10:24un baril de Bren
10:25qui se maintient
10:26au-delà de 100 dollars,
10:27qui est pile-poil
10:28sur ce seuil aujourd'hui,
10:30mais qui a quand même
10:31passé une semaine
10:32au-delà de ce seuil,
10:34qui fait évidemment
10:35pression sur l'inflation,
10:37etc.
10:38Et ces rendements obligataires
10:40qui se sont envolés
10:41assez rapidement.
10:41Je pense par exemple
10:43au rendement américain
10:44à 10 ans,
10:455 %,
10:46là, bon,
10:47ça se détend un peu,
10:48mais on reste quand même
10:49autour, très clairement,
10:50de ce seuil-là.
10:51À partir de quel moment
10:52il faut s'inquiéter ?
10:54Est-ce qu'il y a un seuil
10:54un peu planché
10:56où on commence
10:57à s'inquiéter
10:57sur ces marchés obligataires ?
10:59Alors, malheureusement,
11:00je commence peut-être
11:01par casser le suspense.
11:02Je ne suis pas sûr
11:03que ce chiffre existe.
11:04En tout cas, moi,
11:04je ne l'ai pas,
11:05c'est certain.
11:06Ce qu'il y a derrière
11:07ces taux élevés,
11:09c'est une histoire
11:10finalement assez intéressante.
11:12Sur la partie longue
11:13de la courbe,
11:14ce qu'on a pu voir
11:15ces derniers mois ou années,
11:16c'est que la Fed
11:17avait un pouvoir
11:17assez important.
11:19Aujourd'hui,
11:20si on regarde
11:21ce qu'a fait
11:21la Fed de Kevin Warch,
11:25lors de son premier discours
11:26de juin,
11:27il arrive à faire baisser
11:28les taux longs
11:28en se disant
11:29pourtant un spectre,
11:31un combat
11:32qui semblait perdu
11:33ou en tout cas
11:34abandonné par la Fed
11:35qui est l'inflation.
11:37Et donc là-dessus,
11:38on se retrouve malgré tout
11:39avec des taux qui baissent.
11:40Donc, c'est plutôt
11:41au quiche comme discours
11:41et ça a l'effet inverse.
11:43En tout cas, théoriquement.
11:44Là, sur la première
11:46hausse de taux
11:47de la Fed,
11:48on a à nouveau
11:48un petit peu
11:49l'effet inverse,
11:50c'est-à-dire une partie
11:50longue de la courbe
11:51qui est quelque part,
11:53en tout cas sur l'annonce,
11:54sur le meeting,
11:55retenue.
11:56Et ça aussi,
11:57c'est plutôt antinomique
11:58puisque normalement,
11:59hausse de taux,
11:59ça doit se transmettre
12:00sur la structure
12:01par terme de la courbe
12:02et donc on doit le retrouver
12:03aussi sur la partie longue.
12:04Sauf s'il est crédible
12:06sur l'inflation,
12:06en quel cas c'est la prime
12:07d'inflation
12:08qu'il vient réduire.
12:09Et donc c'est ce qu'il parvient
12:10à faire aujourd'hui.
12:11C'est-à-dire qu'avec un discours
12:12plus agressif,
12:13plus au quiche
12:14sur l'inflation
12:14et en assurant,
12:15en se montrant crédible
12:16puisque c'était vraiment ça
12:17l'objectif de cette dernière réunion,
12:20c'était un exercice
12:20de crédibilité,
12:22eh bien il réussit
12:23à montrer que la prime
12:24d'inflation n'explosera pas
12:25et même si,
12:26encore une fois,
12:27ce conflit est un choc d'offre,
12:28même si la Fed n'a pas la main
12:29sur le prix du pétrole,
12:31etc.,
12:31eh bien il arrive à ancrer
12:32les anticipations d'inflation.
12:33Donc ça,
12:34c'est la nouveauté
12:36dans l'histoire
12:38ou en tout cas
12:38dans la manière
12:38de raconter l'histoire
12:39sur les taux longs.
12:41Qu'est-ce qui a changé ?
12:42Pourquoi les taux longs
12:42progressent quand même
12:43malgré tout ?
12:44Eh bien il y a
12:45toute l'histoire
12:46de M. Bessent,
12:48de ce qu'il appelle
12:49les « treasury twist »,
12:51donc ces changements
12:52de maturité.
12:53Donc ça effectivement,
12:54lui aussi,
12:54il cherche à avoir
12:55un impact sur la partie
12:56longue de la courbe,
12:57mais il a tout le succès inverse
12:58finalement de Kevin Warch
12:59puisque à chaque fois
13:00qu'il essaye
13:00de faire réduire les taux longs,
13:02eh bien c'est l'effet inverse
13:03qui se produit.
13:04Donc ça,
13:05c'est une première,
13:05je dirais,
13:06sur les 10-15 dernières années
13:08puisqu'on se soucie maintenant
13:10de la politique budgétaire américaine.
13:12Donc c'est la politique
13:12budgétaire américaine
13:13qui a une influence,
13:15pardon,
13:16sur la partie longue
13:16de la courbe des taux.
13:18Et ensuite,
13:18vous l'avez dit,
13:19il y a le prix du pétrole,
13:20il y a le conflit en Iran.
13:22Peut-être, moi,
13:23si je peux juste revenir
13:24sur le meeting
13:25entre Trump
13:26et Xi jeudi,
13:28je pense qu'il y a
13:29un élément important,
13:29c'est que
13:30lors de leur dernière réunion,
13:33je dirais,
13:34le sujet principal,
13:35ça a été l'Iran.
13:36Ça a été de se positionner
13:37sur la dénucléarisation
13:39de l'Iran.
13:39La Chine avait dit d'accord,
13:40elle avait fait pression
13:41et on avait vu
13:42effectivement
13:42quelques avancées politiques.
13:44Aujourd'hui,
13:44je pense qu'il faut faire
13:45un peu le stock
13:45de ce pré-accord
13:48qu'on avait eu en mai.
13:49Savoir qu'est-ce qu'il en est.
13:50Est-ce que la Chine
13:51n'a pas changé d'avis ?
13:51Est-ce qu'elle continue
13:52de parler à l'Iran ?
13:53Est-ce qu'elle va continuer
13:54d'avoir une influence ?
13:55Est-ce que ça,
13:55ça peut être un levier
13:56dans la négociation
13:57avec les États-Unis ?
13:59Et le sujet connexe
14:00qui va beaucoup plus
14:02nous toucher,
14:02nous, Européens,
14:03c'est le GNL.
14:04Parce que le GNL,
14:05aujourd'hui,
14:06ce sont les États-Unis
14:08qui fournissent essentiellement
14:10ce gaz naturel liquéfié
14:12puisque le Qatar
14:12a des capacités contraintes
14:14aujourd'hui.
14:14Et donc,
14:15si Donald Trump décide
14:16dans sa négociation
14:17de mettre des droits de douane,
14:18par exemple,
14:19à la Chine,
14:20ça pourrait être intéressant
14:21pour l'Europe
14:22qui s'apprête,
14:22et je pense qu'on en a
14:23beaucoup parlé,
14:24mais qui s'apprête
14:25à vivre un hiver,
14:26en tout cas,
14:26assez compliqué,
14:27avec des réserves
14:28historiquement faibles.
14:29Même quand on compare
14:30avec l'année précédente
14:31ou les cinq dernières années,
14:33il n'y a aucun benchmark
14:33aujourd'hui qui nous sourit.
14:35Et on sera en compétition
14:36sur le marché spot
14:37avec l'Asie,
14:39plus largement,
14:39et donc la Chine.
14:40Donc,
14:41si la Chine,
14:41aujourd'hui,
14:42a un accès empêché
14:43ou réduit
14:44sur le GNL américain,
14:46alors ça peut effectivement
14:47nous avoir un impact.
14:48Oui,
14:48le gaz,
14:48on rappelle,
14:49qui a bondi
14:50plus que le pétrole
14:51de 30% sur un mois.
14:54Là,
14:54je disais en intro,
14:55ça cède 7% aujourd'hui,
14:57mais ça reste quand même
14:58à des niveaux assez élevés.
14:59On était à 80 euros
15:01le mégawatt-heure,
15:02aujourd'hui,
15:02on est autour de 74,
15:0375,
15:04c'est quand même
15:04dans la moyenne haute,
15:05si on peut dire ça
15:06comme ça.
15:07Igor,
15:08vos commentaires
15:09sur ces taux,
15:09sur cette Fed,
15:10et puis sur Kevin Warch,
15:12sur l'inflation,
15:13sur le pétrole,
15:14sur tout ça.
15:15Les taux longs,
15:16en fait,
15:17il y a trois groupes
15:19d'agents économiques
15:20qui peuvent agir dessus.
15:21Il y a évidemment
15:22la Banque centrale,
15:23avec un discours
15:24de crédibilité,
15:26ses données qu'elle regarde,
15:28ses objectifs
15:29dans son mandat.
15:30Il y a les États,
15:31les gouvernements,
15:32parce qu'en fonction
15:33de leur sérieux budgétaire,
15:34ils font diminuer
15:35le coût de l'emprunt,
15:37en fonction de la capacité
15:38à engendrer
15:39de la croissance économique,
15:40qui peuvent aussi
15:41faire bouger
15:42les taux nominaux,
15:43en tout cas,
15:44les anticipations
15:45de croissance nominale
15:46attendues.
15:47Et puis,
15:48il y a le marché financier,
15:49les investisseurs
15:49qui, eux,
15:50ont marginalement,
15:52s'ils décident
15:52de mettre la pression
15:54sur un État,
15:54on l'avait vu
15:55sur le gouvernement anglais
15:56avec l'Extrus,
15:57ça peut aller très très vite
15:58et là,
15:59le gouvernement
16:00était de toute façon
16:00hors jeu
16:01et la Banque centrale
16:02n'a rien pu faire.
16:03Donc, en fait,
16:03c'est la combinaison
16:04de l'action
16:04de ces trois groupes
16:05d'agents
16:06sur les taux d'intérêt.
16:07Là, je pense qu'il y a
16:08un consensus
16:09pour dire qu'il y a
16:10une inflation énergétique.
16:11Ce n'est pas la peine
16:12de trop éducubrer là-dessus.
16:16On voit bien
16:16que dès que ça reflue,
16:17en fait,
16:17tout se remet dans le bon sens.
16:19Donc, ça veut quand même dire
16:19que c'est vraiment
16:20un sujet très court terme.
16:21Donc, c'est vraiment binaire
16:22pour les marchés.
16:23On en parlera peut-être après,
16:24mais il faut faire attention
16:25à changer drastiquement
16:26les allocations
16:27parce que si vous perdez
16:2820 dollars sur le pétrole,
16:30tous les sujets
16:30dont on parle aujourd'hui
16:32sont un peu datés,
16:34en fait,
16:34n'ont plus vraiment
16:35beaucoup d'intérêt.
16:35Oui, mais vu qu'on ne sait pas
16:36quand ça arrêtera le conflit.
16:37Mais je dis que c'est binaire,
16:39c'est zéro ou un.
16:40Quand il y avait une trêve,
16:41les marchés,
16:41c'était très, très vite
16:42remis en bon ordre.
16:45Il y a l'inflation
16:46qui est liée
16:47à l'intelligence artificielle.
16:48Et là, c'est plus difficile
16:49parce que d'abord,
16:51c'est endogène
16:51alors que le pétrole,
16:52c'est exogène.
16:53Et c'est très américano-chinois
16:55comme sujet
16:55puisque nous,
16:56on n'est nulle part
16:57dans la chaîne de production
16:58de l'IA.
16:59Donc, ça,
16:59ça rend difficile,
17:00à mon sens,
17:01la politique monétaire.
17:02Si on la pousse trop fort,
17:05trop vite,
17:05on casse la croissance.
17:07Ce n'est pas trop grave
17:07quand il y a un acquis de croissance
17:08dans les pays
17:09comme la Chine et les États-Unis.
17:10Quand on est dans la situation européenne,
17:12c'est un peu plus grave.
17:14Mais je pense que là,
17:16la clé vraiment
17:17de la poursuite
17:19des marchés financiers,
17:21c'est quand même
17:21un peu ce sujet iranien
17:22parce que le sujet iranien,
17:23il condense à peu près tout.
17:25Il condense en fait
17:27le sujet de bataille
17:28entre les deux plus grandes puissances économiques.
17:30L'une, c'est 25,26% du PIB.
17:32L'autre, c'est 15,16%.
17:33Donc voilà,
17:34s'ils ne s'entendent pas
17:34et s'ils se font la guerre,
17:36c'est la formule
17:37de Zouen Lai.
17:39Quand les éléphants
17:40font l'amour
17:41ou font la guerre,
17:41l'herbe est toujours piétinée.
17:43Et nous,
17:43on est dans la position de l'herbe.
17:46moi, je préférais
17:47que les deux éléphants
17:47se fassent l'amour
17:48parce que ça voudrait dire
17:49quand même
17:49qu'il y ait de la croissance.
17:51Mais là,
17:52l'Europe,
17:53bon, vous voyez,
17:54on n'est pas dans les discussions.
17:55Justement,
17:57parlons-en
17:58de l'Europe.
17:59Hervé,
17:59vous allez sortir une note
18:00bientôt
18:01sur la soutenabilité
18:02de la dette.
18:03Est-ce que vous pouvez
18:04nous en dire plus
18:05peut-être sur le cas
18:06spécifique français ?
18:09Alors oui,
18:10oui,
18:10je peux.
18:10Ce n'est pas une très bonne nouvelle
18:12mais c'est sans surprise.
18:14Notre exercice,
18:15nous,
18:15il s'attaque vraiment
18:16à la soutenabilité
18:16de la dette,
18:18finalement,
18:18dans une manière
18:18assez comparable
18:19à ce que font
18:19les agences de notation
18:20aujourd'hui,
18:21même si les agences
18:22elles-mêmes
18:23n'ont pas un traitement
18:23comparable entre elles.
18:25mais nous,
18:26notre spécificité,
18:28en tout cas,
18:28ce que l'on veut faire
18:29pour se démarquer
18:30dans cet exercice,
18:30c'est de n'avoir
18:31aucun biais humain,
18:33politique,
18:34aucune décision.
18:35Donc,
18:35les notes qui sortent
18:36finalement de notre modèle
18:38sont utilisées telles qu'elles.
18:39Ensuite,
18:39on débat,
18:40effectivement,
18:41et je pense que ça éclaire
18:43pas mal justement
18:44nos décisions d'investissement.
18:46Mais voilà,
18:46on essaye de vraiment
18:47pas toucher à l'outil
18:48en lui-même
18:49pour avoir un constat
18:50relativement clair
18:50et comparable
18:51d'une année sur l'autre.
18:53L'année dernière,
18:53la France était dernière,
18:54cette année,
18:55la France est encore dernière
18:56sur les 20 pays
18:57de la zone euro.
18:58Ça veut dire
18:59qu'on est moins bon
18:59que Chypre,
19:00ça veut dire
19:00qu'on est moins bon
19:01que Malte,
19:01que l'Irlande,
19:02qui est notre premier pays
19:03d'ailleurs sur le classement.
19:06Le constat assez intéressant,
19:08c'est en fait
19:08le décalage
19:09entre les notations actuelles
19:11qu'il y a
19:11au sein des pays
19:12de la zone euro
19:13et les notations
19:14si on n'en prend
19:15que les fondamentaux
19:16plus les prévisions.
19:17Parce qu'on injecte
19:18effectivement dans le modèle
19:19des prévisions budgétaires
19:21de croissance,
19:21d'inflation.
19:22Ce qui est intéressant
19:23sur cet exercice,
19:24c'est que tout ce qu'on
19:25vient de se dire là,
19:26c'est-à-dire le conflit,
19:27c'est-à-dire tous les chocs
19:28exogènes,
19:29le pétrole,
19:29le taux élevé,
19:31et bien finalement,
19:31ça vient toucher les pays
19:32à peu près de la même manière.
19:34On peut faire une distinction
19:35sur l'intensité
19:36en importation
19:37des produits énergétiques,
19:40mais en réalité,
19:42le sort est à peu près
19:43le même pour tout le monde.
19:43ce qui nous différencie,
19:45nous,
19:45la France,
19:46c'est l'effort budgétaire.
19:48C'est l'effort budgétaire
19:48qui manque.
19:49Et on regarde,
19:50on essaye d'être optimiste
19:51et de se dire,
19:51finalement,
19:52qu'est-ce qu'il faudrait
19:53pour pouvoir orienter,
19:54éclairer peut-être
19:55la décision politique ?
19:56Qu'est-ce qu'il faudrait
19:57pour améliorer
19:57la trajectoire de la dette ?
19:59Eh bien,
19:59il faudrait avoir
19:59une croissance
20:00qui est à peu près
20:01à deux fois notre croissance
20:02potentielle
20:03et qu'on soit en dessous
20:04des 3% de déficit.
20:06Aujourd'hui,
20:07en disant ça,
20:07je passe pour un fou.
20:08Je pense que ce n'est pas crédible.
20:10Je ne connais pas
20:10un seul programme politique
20:11qui ait ce genre de chiffres,
20:12en tout cas,
20:13sur la table.
20:14Et donc,
20:14tant qu'on ne va pas
20:15dans cette direction-là,
20:17eh bien,
20:17on se dirige vers
20:18une soutenabilité de la dette
20:19qui va être de plus en plus aggravée.
20:21Et la décision
20:22de Scope Rating vendredi,
20:23elle va vraiment dans ce sens.
20:25C'est-à-dire que l'agence
20:25fait fi du bruit politique.
20:27Elle fait fi, pardon,
20:29de l'instabilité politique
20:30et donc du contexte électoral
20:31qui va arriver.
20:32Mais,
20:33regarde les projections de dette,
20:35les projections de déficit
20:36à 2030,
20:362031.
20:37nous dit qu'à 2031,
20:38on ne sera pas en dessous
20:39de 5% de déficit,
20:40par exemple.
20:41Donc,
20:41c'est déjà assez énorme
20:42pour prendre une décision
20:43et pour finalement dégrader
20:44la note de la France.
20:45Oui,
20:46on pourrait rester du coup
20:47dernier plein d'années consécutives.
20:49C'est ce qui se passe,
20:50oui.
20:50Bon,
20:50il nous reste 5 minutes
20:52pour finir,
20:52Nicolas.
20:53On a parlé déjà
20:54de pas mal de sujets,
20:55mais qu'est-ce que vous regardez
20:56d'autre,
20:57à part les marchés obligataires,
20:59à part le pétrole,
20:59à part,
21:00s'il y a,
21:00on peut en parler,
21:01mais pour cette fin d'année,
21:03quel secteur,
21:04quelle zone géographique
21:05aussi peut-être,
21:06ou même comme autre matière première,
21:07ça peut être l'or,
21:08par exemple,
21:09je ne sais pas.
21:10J'ai envie de dire
21:11pas grand-chose d'autre
21:13parce qu'on est obligé
21:14de regarder malheureusement
21:16le pétrole
21:17et son évolution
21:18et comme Igor l'a expliqué,
21:20toutes les implications
21:20que cela a.
21:23Donc néanmoins,
21:25nous sommes dans un contexte
21:27où la croissance,
21:28on va faire une analyse
21:29assez top-down,
21:30où la croissance reste positive
21:31sur deux zones,
21:32les Etats-Unis
21:33et sur les pays émergents.
21:35Donc,
21:36de ce point de vue-là,
21:37en Europe,
21:37on est un petit peu
21:38entre les deux,
21:40on n'a pas ce facteur
21:41IA qui nous soutient.
21:44Donc néanmoins,
21:45juste de ce constat,
21:46partant de ce constat,
21:48une croissance positive
21:48à l'échelle mondiale,
21:51ça reste notre scénario
21:52de base,
21:53même si l'an prochain,
21:54la croissance américaine
21:56pourrait ralentir,
21:57mais ralentir
21:58ne veut pas dire
21:59qu'elle va se contracter
22:00quand on voit
22:01les dépenses
22:03des hyperscalers
22:04et c'est certainement
22:05peut-être la variable
22:06à regarder sur 2027,
22:08c'est que le taux de croissance
22:09en glissement annuel
22:102025-2026,
22:11on avait,
22:11si je regarde
22:12les top 5
22:14hyperscalers
22:15aux Etats-Unis,
22:16sur une croissance
22:16de 40%,
22:17cette année,
22:18c'était une dépense
22:19équivalente à 2%
22:20du PIB américain,
22:22donc c'est l'équivalent
22:23d'un soutien fiscal.
22:25Mais l'an prochain,
22:26les estimations
22:28parlent d'une croissance
22:29que de 20%,
22:30donc comparativement
22:32à 40%,
22:32mais ça reste toujours
22:34positif.
22:35Quand on voit la place
22:36que l'intelligence artificielle
22:37a prise dans l'économie américaine,
22:39ça peut être intéressant,
22:41d'autant plus
22:41que cette impulsion fiscale
22:43qui résulte
22:44de la loi de finances
22:46de Donald Trump,
22:46le One Big Beautiful Big Act,
22:48l'effet va se soustraire
22:52un petit peu
22:53à la croissance.
22:54Donc ça,
22:55ce sont les choses
22:56à regarder.
22:57On reste donc
22:58dans ce scénario
22:58de croissance
22:59à voir si,
23:00avec tous ces risques
23:01qui,
23:03entre le sommet,
23:05le 24 septembre,
23:07le sommet,
23:07les élections
23:08de mi-mandat,
23:10l'incertitude politique
23:12en Allemagne,
23:13les élections françaises,
23:14c'est vrai qu'on se dit
23:15qu'il y a quand même
23:16pas mal de risques.
23:18Donc on reste prudent,
23:21ce n'est pas une allocation,
23:23on va toujours privilégier
23:24les actions
23:25sur les obligations.
23:28On se pose la question
23:29avec les points de départ,
23:315% sur le disant américain,
23:32est-ce que ça fait du sens,
23:33certainement,
23:34d'un point de vue construction
23:35de portefeuille
23:36sur le long terme ?
23:37Oui, ça commence,
23:38évidemment,
23:38ça prend son sens,
23:40mais peut-être
23:41que les obligations
23:42arrivent comme étant
23:43un outil qui permet
23:44de générer du rendement
23:45et peut-être un peu moins
23:46comme de la diversification
23:47parce qu'on en a parlé
23:48avec la France,
23:49mais le problème de la dette,
23:51il n'y a pas que la France,
23:52il y a le Japon,
23:53il y a les Etats-Unis,
23:55donc peut-être juste
23:56l'obligation dans un portefeuille
23:58d'un point de vue
23:58de générer du rendement
23:59et d'autres actifs.
24:01Vous parliez en introduction
24:02de la reprise du bitcoin,
24:04alors je me suis beaucoup moins
24:05et ce n'est pas quelque chose
24:06que nous mettons en avant,
24:07que nous mettons
24:08dans les portefeuilles,
24:09mais oui,
24:10d'un point de vue diversification
24:12l'or est un actif
24:13qui prend tout son sens,
24:16il y a eu une belle correction,
24:18on est sur des niveaux
24:19d'entrée attrayants,
24:21effectivement à court terme
24:22la politique monétaire,
24:25les anticipations
24:25de politique monétaire
24:26un peu plus repricées,
24:28Faucon aux Etats-Unis,
24:30pèsent un peu sur l'or,
24:32mais peut-être que sur un horizon,
24:35on va dire moyen terme à 2027,
24:37l'or aura toute sa place
24:38dans les portefeuilles.
24:40On va suivre ça,
24:42Igor, le mot de la fin,
24:43il vous reste 30 secondes
24:44sur l'allocation d'actifs,
24:45donc vous vouliez parler
24:46en plus tout à l'heure.
24:47Je pense que comme tout l'argent
24:48est concentré sur un peu
24:49les mêmes thématiques,
24:51aujourd'hui il faut aller chercher
24:52un peu des satellites
24:54pour être moins benchmarké
24:56indiciellement,
24:56les émergents,
24:57moi j'aime bien
24:58les matières premières,
24:59soft comme hard,
25:00et puis je pense que le marché
25:02obligataire recommence
25:03à être un peu travaillable,
25:04entre guillemets,
25:05alors que ces derniers temps
25:06il a été quand même
25:06pas mal chahuté,
25:07donc on attend aussi
25:09les chiffres micros
25:11des entreprises,
25:12c'est ça qui guide un peu
25:14la dose de risque
25:15qu'on met ou pas
25:16dans les portefeuilles
25:16sur la partie action.
25:17Merci beaucoup messieurs,
25:18Igor de Mac,
25:19dirigeant associé
25:20chez Vital Epargne,
25:21Hervé Amourda,
25:22responsable de la recherche
25:23chez Pro BTP Finance
25:24et membre de BSI Economics,
25:25c'est Nicolas Sopel,
25:27stratégiste en chef
25:28de la banque privée
25:29Quintet.
25:30Merci à tous les trois
25:31d'avoir été sur ce plateau.
25:34Ce qu'on va suivre
25:34cette semaine,
25:35c'est la décision aussi
25:37de la Banque Nationale Suisse.
25:39Le sommet,
25:40on en a parlé,
25:40puis les PMI flash
25:41un peu partout dans le monde
25:42pour le mois de septembre.
25:44Et puis,
25:44merci à vous
25:45de nous avoir suivis.
25:46On se retrouve demain
25:47à midi et demi
25:48sur Bsmart.
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires