00:11Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans à la régulière l'émission de toutes les cultures.
00:14Il grimpe au mur, il se balance entre les grattes ciels de New York et porte sur ses épaules une
00:18responsabilité qui comme le monde entier le sait, implique de grands pouvoirs. Depuis plus de
00:23300 ans Spiderman tombe, doute, perd ce qu'il aime mais finit toujours par se relever et surtout il
00:27revient encore et encore. Et cet été l'homme araignée était donc de retour au cinéma avec
00:32Spiderman Brand New Day, quatrième aventure portée par Tom Holland après Homecoming, Far From Home et
00:36l'immense succès de No Way Home, un nouveau film qui arrive dans un contexte particulier. Depuis quelques
00:41années le public semble se lasser des univers partagés, des multiverses, des scènes post-génériques
00:45de ces super héros que nous promettaient autrefois éternels. Pourtant à chaque apparition de Spiderman
00:50la ferveur reste intacte, la preuve avec ce dernier opus qui a dépassé les deux milliards de recettes
00:54mondiales en seulement trois semaines d'exploitation. Alors comment expliquer ça ? Pourquoi Spiderman
00:59réussit-il mieux que les autres à la fameuse fatigue des super héros ? On va en parler
01:02aujourd'hui avec deux spécialistes, notamment Syl, créatrice de contenu autour du cinéma
01:06qui était déjà venue nous voir en fin d'année 2025. Comment ça va ?
01:09Ça va et toi ? Très bien, je suis content de te retrouver ici. Et également Xavier Fournier,
01:14journaliste conférencier spécialiste des comics et auteur notamment de super héros,
01:17langeur du costume et créateur du podcast Aventures Fictions. Enchanté Xavier, merci d'être
01:21là. De même, enchanté. Et ben voilà, on va se régaler pendant une heure à la régulière
01:25spéciale Spiderman, c'est maintenant, et jusque 23h. France Inter, à la régulière Medimizing.
01:41Qu'est-ce qui m'arrive ? Je t'ai manqué Spiderman ? Je suis plus moi-même.
01:49J'arrive plus du tout à me contrôler. Je sais pas ce que c'est, mais je dois régler ça
01:54au plus vite.
01:56Dernier semestre à la fac. Ned, tu crois qu'il y a des gens qui regardent ça ?
01:59Euh, il y a peut-être quelqu'un. Ouais, bah, on va voir quelqu'un.
02:02Je suis pas un gars chelou ? Un peu quand même. Je m'appelle MJ.
02:06Vous vous connaissez tous les deux ? Bon, on a mis un extrait de la bande-annonce,
02:11mais je suis pas sûr qu'on ait besoin, que le film ait besoin de ça, puisque je l'ai
02:14dit, c'est un immense carton, c'est vraiment le phénomène de cet été.
02:18Et j'ai peut-être une première question, j'en ai rapidement parlé dans l'introduction, mais c'est vrai
02:22que ça fait qu'il y a quand on parle de la super-héros fatigue, fatigue de super-héros.
02:25C'est-à-dire qu'on a été abreuvés de films, notamment par Marvel, mais aussi par DC, on va
02:30dire, ces 15, même 20 dernières années.
02:33Comme s'il y avait une forme de ras-le-bol. Et puis, Spider-Man est un peu là, peut
02:37-être, pour contrecarrer ces prédictions-là.
02:41Selon toi, pourquoi justement Spider-Man résiste un petit peu à cette espèce de lassitude qu'on a autour des
02:46super-héros ?
02:47Bah, c'est vrai que depuis Endgame, je dirais, on a vraiment une fatigue des super-héros.
02:52On a l'impression qu'il y a le dernier Avengers en date.
02:55On a une fatigue totale des super-héros et des films Marvel en particulier, j'ai l'impression.
03:00Bon, il y a aussi DC, mais c'est vrai qu'on le voit, les gens ont moins d'engouement
03:04pour les super-héros.
03:05Le mutiver a fait aussi que les gens se sont fatigués. On ne comprend plus grand-chose.
03:10Ça crée de la confusion, en fait.
03:12Il y a eu aussi le streaming avec Disney+, où on a eu beaucoup de séries.
03:16Ça fait qu'il y a eu une avalanche de contenus et donc un détachement et une incompréhension un peu
03:21du public.
03:21Et c'est vrai que Spider-Man est sur un créneau un peu unique.
03:25Pour moi, c'est le meilleur super-héros qui arrive à lier ce côté vraiment jeune, adolescent dans lequel on
03:34peut se retrouver très facilement.
03:37Et en même temps, qui est quand même un super-héros, qui est rattaché quand même au Marvel.
03:43Et du coup, ça fait qu'on arrive un peu plus à s'identifier.
03:46Et j'ai l'impression que toute la vague des nouveaux super-héros, franchement, on a eu un peu du
03:51mal.
03:51Après, Spider-Man, ça fait quand même des années qu'on est vraiment derrière lui.
03:56Les premiers films de Sam Raimi déjà.
03:58Début en 2002, si je ne dis pas de bêtises, le premier en tout cas, c'est au début des
04:00années 2000, donc ça fait un petit moment.
04:02Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi dans ce succès de Spider-Man, au-delà, bien sûr,
04:06on va en parler un du personnage, mais aussi la force de Tom Holland et de Zendaya qui sont aussi
04:11quand même à l'affiche de ce film ?
04:12Qu'est-ce que ça n'ajoute pas aussi quelque chose ? Au-delà du fait que le super-héros
04:15soit cool et que ce soit, je pense, peut-être même le préféré aux jeux dans les cours d'école,
04:19mais il y a aussi, effectivement, ce film-là, il ne plaît pas qu'aux enfants.
04:22Là où peut-être le premier avec Tom Holland était peut-être un peu plus enfantin, le tout premier, là,
04:26ce n'est plus le cas.
04:27Il y a aussi cette force-là, la puissance de ce couple-là qui est à l'affiche du film,
04:31qui joue aussi, je pense.
04:32C'est vrai qu'à l'époque, pour le premier film de Tom Holland, on ne connaissait pas encore à
04:36Zendaya ni Tom Holland.
04:37Et il y a eu tout cet engouement vraiment hyper gossip, limite, avec ce couple.
04:44À chaque apparition de Zendaya sur un tapis rouge, ça fait l'événement.
04:47Donc, n'importe quelle tenue fait l'événement.
04:50Et oui, il y a un engouement vraiment spécial pour ce couple.
04:52Et on le voit, Zendaya, il y a juste à la mettre dans un film et les gens vont aller
04:56le voir pour Zendaya.
04:58On l'a vu avec The Odyssey, bon, il n'y avait pas qu'elle au casting, mais ça a
05:01quand même beaucoup aidé.
05:02Les gens étaient quand même déçus de ne pas l'avoir autant qu'il fallait.
05:05Mais là, sur Spider-Man, oui, complètement, on a vu déjà, ils sont venus à Paris juste pour présenter la
05:11bande-annonce.
05:12Je dis bien, juste pour la bande-annonce.
05:14Et c'était un engouement énorme.
05:16Il y avait plus de 500 personnes devant la salle.
05:18C'était fou.
05:19Donc oui, le marketing aide beaucoup.
05:21Et ça fait sens aussi parce que les plus jeunes vont aller voir le dernier Spider-Man pour voir Zendaya,
05:26sans forcément avoir vu aussi les premiers.
05:28Je le vois parce que ma petite sœur m'a dit par exemple, il y a Zendaya, je vais aller
05:32le voir.
05:32Donc, il y a ce truc de, ok, on veut aller voir la dernière star du moment au cinéma.
05:36Et puis là, il y avait aussi même une promesse de nouveau départ avec ce film,
05:39comme si presque on pouvait le voir sans avoir vu tous les films Marvel auparavant.
05:44Xavier, est-ce que tu es d'accord avec ça sur le fait qu'on a presque...
05:46Non, je suis désolé.
05:48En partie, je suis d'accord, mais il y a un truc avec lequel je ne suis pas d'accord.
05:52C'est l'histoire de la super-héros fatigue.
05:54Ok.
05:54C'est à la fois plus simple et plus compliqué que ça.
05:57C'est qu'il faut d'abord...
05:59Voilà.
06:00Juste avant, moi, je suis lecteur de comics depuis un demi-siècle.
06:03Enfin, vraiment, mon ADN, c'est les comics.
06:06Et les super-héros au cinéma m'intéressent parce qu'ils sont l'adaptation de trucs que je lis.
06:10Je n'ai pas envie ou besoin de survendre les films et c'est important pour ce qui va suivre.
06:16Mais il faut comprendre qu'effectivement, Endgame était pratiquement une anomalie.
06:21Peut-être qu'ils en referont une autre à la fin de l'année.
06:23C'est tout le mal que je leur souhaite.
06:26Mais en tout cas, c'était une anomalie.
06:28Pourquoi anomalie ?
06:29Parce que l'histoire de la réussite des super-héros, elle est un peu pipotée quand même à la base,
06:35dans les années qui précèdent la Covid.
06:37Parce que quand on regarde bien, les films n'étaient pas égaux.
06:41Et on avait déjà Ant-Man qui était au plancher.
06:43Et on voyait que les gens choisissaient leur...
06:45Mais ça ne faisait pas le milliard à chaque fois.
06:47Les gens choisissaient leur combat.
06:48C'est-à-dire que quand on regarde, par exemple, Infinity War,
06:50qui est le film où la moitié de l'univers disparaît.
06:54Et puis, vous avez un Ant-Man qui sort au milieu,
06:56que beaucoup d'autres...
06:58Beaucoup de gens n'ont pas été voir.
06:59Et puis, vous avez Endgame qui passe derrière.
07:01Et les gens n'ont pas vu le Ant-Man.
07:03Ils se sont dit, mais on entendra la télé.
07:05Donc, il y a déjà ce truc-là.
07:07Après, il se trouve qu'effectivement...
07:09J'avais regardé les chiffres.
07:10Je crois que l'année du cinéma en box-office mondial,
07:14on est à 44 milliards en 2019.
07:18Et puis, après, il y a un petit truc qui s'appelle la Covid et les confinements.
07:21Ça a calmé pas mal les choses.
07:22Ça a divisé en deux, je crois, pratiquement le chiffre d'affaires des cinémas.
07:26Et il y a plein de films qui, effectivement, étaient consacrés à des héros nouveaux.
07:30Et donc, ces héros nouveaux, il faut les installer et les redécouvrir.
07:34Jusqu'en 2021, 2022, vous avez des problèmes de promo, de choses comme ça.
07:39Je ne dis pas que ça explique tout.
07:41Ça n'explique pas, par exemple, le gadin phénoménal de The Marvels.
07:44Mais ce n'est pas parce que The Marvels n'a pas marché qu'il y a un problème de
07:51fatigue de super-héros.
07:52Et il y a un truc qu'il faut prendre en compte qui est super intéressant.
07:55C'est que le succès de ces films-là ou des blockbusters en général,
08:00maintenant, il s'appuie beaucoup sur la sortie en Chine.
08:02C'est vrai.
08:04C'est vrai que c'est une nouvelle donnée, ça.
08:05Pendant les premières années après la Covid, la Chine n'avait pas réouvert.
08:09En plus, elle était un peu en bisbille avec Marvel pour des histoires
08:11où ils n'aimaient pas la réalisatrice d'Eternals.
08:13Donc, déjà, la Chine qui ne rouvre pas, ça vous fait 200 à 300 millions qui manquent à l'addition.
08:19Et No Way Home serait sorti à un moment où la Chine avait ouvert ses cinémas.
08:24Il faisait les 2 milliards.
08:25Donc, c'est des choses à prendre en compte là-dessus.
08:28Maintenant, c'est vrai que Spider-Man, et puis en phase chez la concurrence Batman,
08:32c'est des personnages intergénérationnels.
08:34Ou Superman l'année dernière.
08:35Alors, Superman, c'est un peu plus compliqué
08:37parce que là aussi, quand on regarde les chiffres,
08:39on se rend compte qu'ils fonctionnent bien aux Etats-Unis, mais moins en dehors.
08:42Parce que je pense que pour pas mal de gens dehors des Etats-Unis,
08:46on pense que c'est le Boy Scout, l'établissement.
08:48Donc, ça, il le paye un peu.
08:50Mais des personnages comme Spider-Man ou Batman,
08:55un grand-père peut emmener son petit-fils voir Spider-Man ou Batman.
08:58Donc, c'est vrai que ça joue dans nos autres cours.
09:03Mais je ne dirais pas qu'il y a une si grosse super-héros fatigue qu'on veut bien le
09:06dire.
09:06C'est intéressant parce que c'est vrai qu'on a tendance à voir comme une forme d'âge d
09:09'or,
09:09on va dire, les super-héros jusqu'à Endgame.
09:11Mais si on regarde un peu plus dans les Etats-Unis,
09:12c'est-à-dire que typiquement, il y a un film que j'ai beaucoup aimé l'année dernière,
09:15je crois que tout aussi, c'est Thunderbolts, qui n'a pas marché.
09:18Et donc, moi, j'ai tendance à lire ça comme bon, en fait, les gens en ont marre des super
09:21-héros.
09:22Mais toi, tu es en train de nous dire que finalement, des films comme Ant-Man auparavant ne marchaient pas
09:25non plus.
09:26Enfin, pas plus que ça, en tout cas, que ce n'est pas tant une anomalie.
09:28Ce n'était pas extraordinaire, il y avait des étages, on va dire.
09:30Oui, ok.
09:31Alors, justement, sur le film Spider-Man Brand New Day, moi, je l'ai beaucoup aimé.
09:34C'est mon préféré, en tout cas, avec Tom Holland.
09:38Pourquoi c'est une réussite, selon toi ?
09:39Vraiment, le film, parce que j'ai quand même le sentiment…
09:44Bon, il y a eu des critiques un petit peu frileuses, mais globalement, le film est apprécié,
09:47notamment par les fans.
09:48J'ai le sentiment qu'il a donné, sans aller peut-être autant dans le fanservice que le précédent,
09:52mais qu'il a quand même justement donné en offrant aussi un film avec un Spider-Man vraiment qui est
09:57dans la rue,
09:57qui revient peut-être un peu au bas, je ne sais pas.
10:00Pour toi, quelles sont les clés de la réussite de ce dernier opus ?
10:03C'est ce côté l'enfant de New York, ce loser qu'on avait tant envie de retrouver.
10:08D'ailleurs, dans les premiers films de Tobey Maguire, c'est ce qui marchait.
10:11C'est vraiment un héros déchu, un peu au bout de sa vie, qui a perdu tous ses proches.
10:17Ça, c'est vraiment la recette pour moi du film qui a fait que ça cartonne.
10:23On a besoin de voir des fois des super-héros un peu souffrir pour s'identifier aussi.
10:28Et c'est vrai que niveau réalisation, on passe à un cap un peu plus quand même élevé.
10:33Quelque chose qu'on demandait chez Marvel depuis des années, surtout sur les deux derniers films.
10:37Pour moi, c'était une pionche, désolé, niveau réalisation.
10:41C'était très très basique.
10:43Et là, on a vraiment une recherche, que ce soit sur la photographie.
10:46On sait que ça a été tourné en caméra IMAX.
10:48Donc, il y a vraiment tout un truc, même comment la ville est filmée.
10:53Il y a vraiment une recherche.
10:54Là où, dans les autres films, tu le disais tout à l'heure, il était un peu plus gamin.
10:58Donc, c'était très lissé, très simple.
11:01Là, c'est des problèmes de vie qu'on peut traverser.
11:04Et j'ai l'impression que la génération actuelle, la Gen Z, s'identifie de plus en plus aux problèmes
11:10aussi émotionnels.
11:11Donc, le fait qu'on ait un peu du mal à ne pas savoir trouver les mots pour ses amis,
11:15son ex, sa copine, etc.
11:18C'est quelque chose qui nous touche beaucoup.
11:19On a pu le voir avec le succès d'Obsession.
11:21Donc, les relations humaines après Covid deviennent vraiment hyper centrales dans les films.
11:26Et ça fait que, clairement, ça crée un engouement derrière des gens qui se disent
11:31« Ok, le bouche à oreille, ok, moi j'ai bien aimé Spider-Man, ok, je vais aller le voir.
11:35»
11:36S'il parle de la mise en scène notamment, est-ce que vous êtes d'accord ?
11:38Parce que c'est une critique qu'on a pu faire aussi à des films Marvel.
11:40Je pense, même à l'époque, quand le premier Avengers est réalisé par Joss Whedon, on disait
11:42« Bon, c'est énorme, mais la relation peut paraître un peu triste, un peu terre. »
11:46Le premier Avengers, il a joué sur l'effet de surprise.
11:48Et on l'a vu avec l'ère d'Ultron.
11:50Il n'y avait pas cet effet de surprise, c'était le même réalisateur.
11:52Et d'un seul coup, ça s'est assez direct.
11:54Même les frères Russo, on leur reproche un peu ça parfois.
11:57Je pense quand même que c'est un autre niveau, les frères Russo, par rapport au premier Avengers.
12:01Après, il y a beaucoup de gens qui, par exemple, tiquent sur les effets numériques.
12:05Il y a plein de choses.
12:06Mais c'est vrai que sur le Spider-Man, le dernier en date, c'est autre chose que John Watts.
12:13John Watts faisait le boulot.
12:16C'est ce qu'on appelle un faiseur.
12:21Et là, on a un réalisateur qui, par exemple, tient énormément compte du sens de la hauteur.
12:27Il filme aussi dans la hauteur.
12:29Non seulement on ne reste pas normal qu'il se jette du haut des immeubles,
12:33mais quand ses adversaires lui sautent dessus, il joue vraiment sur toutes les dimensions du truc.
12:41C'est évident que si on me dit qu'il veut faire une trilogie, je signe tout de suite.
12:49Je pense que sur les prochains films, ce sera lui.
12:51Vous pensez que là, parce qu'on parle beaucoup aussi de Tom Holland et de combien de temps,
12:55parce qu'on l'a dit, il a commencé, il avait 19 ans,
12:58combien de temps il va pouvoir continuer à porter le costume Spider-Man ?
13:01Pour vous, ça ne s'arrêtera pas là.
13:03On est reparti potentiellement pour plusieurs films.
13:05En tout cas, c'est ce que ça laisse penser à la fin de ce film-là.
13:07Deux, trois films, je pense.
13:08Je pense que vu l'argent qui va toucher sur celui-là, il faut que ça convainc,
13:12éventuellement dire goûter, je pense.
13:15Parce que à chaque fois, c'est comme s'il gagnait au loto.
13:17Donc ça motive.
13:18Je sais bien que l'argent n'est pas que la seule motivation.
13:21Maintenant, c'est vrai que je reviens encore à ces techniques qu'il y avait en pré-Covid.
13:26Il y a un moment où on avait pratiquement un film Spider-Man tous les deux ans.
13:29C'est vrai.
13:29Au début de la version MCU, c'est un film Spider-Man tous les deux ans.
13:34Maintenant, il y a eu des décalages.
13:36Je reviens sur les confinements et sur la grève des auteurs aux États-Unis.
13:41Ça a décalé pas mal de choses.
13:44Je pense quand même que le couple, il va peut-être faire aussi un peu des...
13:48Oh là, on va peut-être pas...
13:51On en a peut-être pas un pour dans deux ans.
13:53Ils ont aussi envie de faire d'autres choses de leur carrière.
13:55Maintenant, c'est clair qu'on va pas attendre cinq ans avant d'en voir un autre, je pense.
14:00Les studios vont leur mettre la pression aussi.
14:01En tout cas, le film est un carton.
14:04Et quand un film marche comme ça, il y a aussi plein de choses qui se mettent à marcher,
14:07notamment la musique qui est associée évidemment au film.
14:10Et je vous propose qu'on écoute un morceau qui bénéficie grandement du film.
14:14C'est un morceau de Time Impala, le morceau Loser évidemment, qu'on va écouter tout de suite.
14:18Et juste après, on se retrouve pour parler de Spider-Man.
14:21C'est parti !
14:54C'est parti !
15:24C'est parti !
15:58C'est parti !
16:27C'est parti !
16:55C'est parti !
17:21C'est parti !
17:46À l'art régulière,
17:49Mehdi Maizy,
17:51sur France Inter.
18:00Ce type, ce Flash Thompson,
18:02a probablement mérité ce qui lui est arrivé.
18:06Mais le fait que tu sois capable de le battre
18:08ne te donne pas le droit de le faire.
18:11Ne l'oublie pas.
18:12Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
18:34C'est presque devenu une blague, cette phrase qu'on répète comme ça dans tous les Spider-Man.
18:41Quand le personnage est créé par Stanley et Steve Ditko en 1962,
18:44si je ne dis pas de bêtises,
18:45qu'est-ce que ça change aussi, Xavier Fournier, d'avoir un adolescent ?
18:49Comme ça, finalement, qu'il soit...
18:50Et qui est vraiment, pour le coup, un arc que les films avec Tom Holland exploitent
18:55et qu'ont fini d'exploiter après quatre films.
18:56On sent que c'est encore, on en parle dans la rente, un adolescent,
18:59un tout jeune homme.
19:00Qu'est-ce que ça change à l'époque ?
19:02Alors, il y avait déjà des héros adolescents,
19:04chez la concurrence en particulier.
19:05Donc, chez DC Comics, il y avait une série qui racontait les aventures de Superboy,
19:08qui était un petit peu l'équivalent de ceux qui ont connu la série Télé Smallville.
19:13Donc, ça racontait l'adolescence de Superman.
19:15Et donc, c'était Superboy.
19:16Et donc, on le voyait en héros adolescent.
19:18Mais c'était l'Amérique rêvée.
19:20Il n'y avait pas de problème.
19:21Les parents tenaient une épicerie.
19:22Tout était propre.
19:23Il n'y avait pas le moindre détritu.
19:25La poubelle était vide et tout allait bien.
19:27Donc, là-dessus, voilà.
19:29Le vrai truc de Spider-Man, c'est Peter Parker.
19:33C'est le type qu'il y a dans le costume.
19:34Moi, je dis toujours que s'il avait été mordu par une autre bestiole
19:38et avait eu d'autres pouvoirs, tant que c'est Peter Parker, ça fonctionne.
19:42Si on met quelqu'un d'autre dans le costume avec les mêmes pouvoirs,
19:45ça change complètement le truc.
19:46Et la vraie trouvaille dans Spider-Man, c'est que Ditko,
19:51qui est quand même la force motrice de la création du personnage,
19:55et Stanley qui, lui, s'occupait surtout des dialogues,
19:58ils sont beaucoup inspirés, finalement, de la littérature,
20:01un petit peu, enfin, tous les romans où il y a des sans-familles,
20:06des choses comme ça, ce truc de miséreux.
20:09Ils l'ont adapté aux années 60.
20:11Un petit peu de décalage parce que Steve Ditko
20:13était un dessinateur un peu daté,
20:14mais ça a tellement donné au personnage encore plus un décalage.
20:18C'est-à-dire que quand il va au lycée, personne ne lui parle
20:20parce qu'il n'est pas à sa place, il n'est pas à la mode,
20:22que ça fonctionne.
20:22Et le héros est créé en 62.
20:25Et puis, pendant les années 60,
20:26vous avez toute cette adolescence qui grandit
20:27et qui ne se reconnaît pas dans les adultes.
20:29Quand on regarde,
20:30alors c'est un peu moins vrai dans les films,
20:31mais quand on regarde la BD,
20:33souvent, les adversaires de Spider-Man
20:35ont l'âge d'être son père ou son grand-père.
20:37Si vous regardez le vautour, le bouffon vert,
20:39tout ça,
20:40il se bagarre contre des figures paternelles.
20:44Et ça, dans l'Amérique des années 60,
20:45c'était banco, quoi.
20:47Ce que raconte Xavier, justement, sur la partie…
20:50Finalement, Spider-Man, il est triste.
20:52Il perd la mort de l'oncle Ben,
20:55ou de la tante, etc.
20:56Mais il y a toujours…
20:57Est-ce que ça, c'est aussi important,
20:58une composante du passage qui est importante ?
20:59Alors, ce n'est pas le seul super-héros qui souffre.
21:03Évidemment, une des plus épisantes, c'est Batman,
21:05qui a toujours, évidemment,
21:07cette espèce de spleen permanent.
21:08Mais il y a aussi ça chez Spider-Man,
21:10que moi, je ne voyais pas tant que ça,
21:11quand j'étais petit,
21:11que je ne comprenais pas,
21:12et que je comprends un peu plus aujourd'hui.
21:13C'est aussi important, ça, chez Spider-Man.
21:15Oui, la déception.
21:17Le fait qu'il se construit à partir de grandes déceptions,
21:20de morts, de tragédies.
21:22En fait, c'est un héros tragique, Spider-Man.
21:24Et c'est là où ça touche vraiment les plus jeunes.
21:27C'est ce que tu disais,
21:28le fait de s'inspirer de personnages
21:30qui sont abandonnés parfois,
21:32qui ont perdu leurs parents, etc.
21:34À la base, il n'a plus ses parents, Spider-Man,
21:36enfin, Peter Parker.
21:37Il grandit, franchement,
21:39il grandit en apprenant de lui-même
21:41et avec ses propres expériences.
21:42Et ça, c'est quelque chose qui peut toucher les plus jeunes.
21:45Et c'est en ça qu'on peut s'identifier à Spider-Man.
21:48Mais est-ce qu'on peut avoir un Spider-Man qui vieillit ?
21:50Parce qu'en fait,
21:51en tout cas au cinéma,
21:52alors je n'ai pas moi votre connaissance des comics,
21:54mais au cinéma, on a le sentiment
21:56que de toute façon,
21:57on a eu des films avec Tobey Maguire,
21:59ce avec Andrew Garfield,
22:00il n'y en a eu que deux
22:01pour les raisons que l'on sait.
22:02Ce même avec Tom Holland,
22:03on a le sentiment qu'il y a des Batman de 40 ans,
22:06des Superman,
22:07mais Spider-Man,
22:08il n'a pas le droit de vieillir en fait.
22:09J'ai longtemps pensé ça.
22:10J'ai longtemps pensé ça.
22:12Et je pense que maintenant,
22:13ils sont en train de négocier un virage
22:15où ils peuvent se permettre
22:16de jouer sur le deux tableaux.
22:18Parce qu'ils ont besoin d'un Spider-Man jeune,
22:20je le dis cyniquement,
22:21ne serait-ce que pour alimenter tout le mercandising.
22:23Bien sûr.
22:24Pour vendre.
22:25Si ton Spider-Man commence à avoir 53 ans,
22:27ça va être plus compliqué pour vendre des galettes des rois
22:29avec les frêves dedans.
22:31Mais ils sont dans une phase,
22:35on en parlait en antenne,
22:37où maintenant,
22:38les trois premiers films de Tom Holland,
22:41c'était Spider-Man qui cherche des figures paternelles,
22:44des paires de substitutions,
22:45Iron Man, Nick Fury, Doctor Strange.
22:48Et là,
22:49je ne sais plus si on spoil ou pas,
22:51on parle un peu du film.
22:52On va spoiler, voilà.
22:54En tout cas,
22:55il y a une héroïne,
22:56enfin, il y a une future héroïne
22:58à qui il apprend à son tour
23:01que les pouvoirs,
23:03c'est des responsabilités.
23:04Et donc, ce film-là me donne l'impression
23:06qu'on entame une nouvelle série de films
23:09où c'est lui qui, maintenant,
23:10commence un peu à...
23:11qui joue des épaules
23:12et commence à transférer certaines valeurs
23:14à d'autres personnages.
23:15Et il y a le succès
23:17des films d'animation du Spider-Verse
23:19avec Mike Morales.
23:20Ils ont déjà dit à la fois
23:23Tom Holland est partant
23:24pour que ce personnage-là rentre au cinéma.
23:27Il y avait déjà des...
23:28Dès le premier...
23:30Dès le premier...
23:31Dès le homecoming,
23:33on voit l'oncle de Mike Morales
23:35qui est dans le film.
23:36Donc, ils ont déjà placé les pions.
23:38qui jouent par le Glover, a priori.
23:40Oui, c'est ça.
23:40Et le truc, c'est que là,
23:43ils peuvent se permettre
23:44de faire un Peter Parker qui vieillit.
23:46D'ailleurs, dans quelques BD,
23:47il y a déjà eu des...
23:49On le voit devenir parent
23:52avec des enfants, tout ça.
23:53Ils peuvent se permettre.
23:54Et ils peuvent avoir
23:55cet autre Spider-Man
23:56qui rentre dans la compétition
23:59et on aurait Peter Parker
24:00en mentor du petit nouveau.
24:02Et ça fonctionnerait, je pense.
24:03Et ça, ce serait...
24:03Même dans les comics,
24:04on n'a jamais eu ça.
24:05Si.
24:06Mais c'est toujours
24:07ce qu'on appelle
24:07des futures alternatives,
24:09d'autres réalités.
24:10Dans le Spider-Verse
24:12avec Mike Morales,
24:13on a un Spider-Man
24:14qui a un enfant.
24:14Oui, c'est vrai, tout à fait.
24:15Et qui le protège
24:16et qui a peur
24:17qu'on attaque son enfant et tout.
24:18Et je trouve que c'est hyper intéressant.
24:20C'est ce que j'ai aimé aussi
24:20dans ce film
24:21parce que tu as plein
24:22de Spider-Man différents.
24:23Et tu en as un
24:24qui est vraiment papa
24:25et donc, il a d'autres préoccupations.
24:27Et donc, le voir vraiment
24:28au cinéma,
24:29donc en live-action,
24:30pour moi, ce serait hyper intéressant.
24:31Et je pense qu'il y a forcément
24:33des générations aussi
24:34qui vont s'identifier aussi
24:35au fait qu'ils soient
24:36un peu plus adultes.
24:37Mais je pense que ça se fera,
24:39comme tu l'as dit,
24:39en accompagnement
24:40avec un autre Spider-Man.
24:42C'est vrai qu'on part,
24:43on attend beaucoup
24:43Miles Morales.
24:44Il y a évidemment
24:45les films qui existent déjà,
24:48mais on l'attend aussi
24:49en live-action.
24:50C'est quelque chose
24:50qui est si près
24:51qu'il faut que Sony et Marvel
24:53restent copains.
24:54Il ne faut pas oublier
24:54qu'il y a des contrats
24:55entre les deux studios.
24:56Donc, il faut que les PE...
24:58Ça devient après un...
24:59Spider-Man 2.
25:00Ça, c'est vraiment
25:01les films qu'on regardait
25:02en boucle avec les cousins
25:03à la maison.
25:04Et Sam Raimi,
25:05oui, a fait partie
25:06vraiment complètement
25:08de ma cinéphilie.
25:10Donc, j'ai commencé
25:11avec Spider-Man.
25:12Et il y a vraiment
25:13quelqu'un dans ces Spider-Man
25:15qui a fait la différence.
25:16C'est Tobey Maguire.
25:17Je sais que ce n'est
25:18pas un acteur exceptionnel,
25:19mais il arrivait
25:21à incarner ce Peter Parker.
25:23Et je pense que c'est là
25:24où Sam Raimi a fait
25:25le bon choix.
25:26C'est vraiment cet héros
25:28un peu fragile,
25:29cet adolescent mis de côté
25:30comme tu l'as dit tout à l'heure
25:30avec lequel on ne veut pas déjeuner,
25:32qui est un peu boulie
25:34par ses camarades.
25:35En fait, on y croyait,
25:35le Tobey Maguire est un peu
25:36mis de côté.
25:38Andro Garfield,
25:39il est trop cool
25:40pour être de côté.
25:41Il est cool en plus.
25:42Il est trop cool.
25:43Tobey Maguire n'est pas laid.
25:44Il est marrant.
25:45Mais Tobey Maguire,
25:45il est un peu au couard.
25:47Alors que je trouve qu'Andro Garfield,
25:48c'est vraiment le mec
25:49le plus cool du campus.
25:51Et d'un moment pareil,
25:52le mec est sympa,
25:53il a des potes.
25:54Alors que le premier Peter Parker,
25:56donc Tobey Maguire,
25:57physiquement,
25:58ça collait totalement
25:58avec ses petites lunettes
26:00recalées par les filles,
26:02mis de côté par les copains.
26:03Vraiment pas le mec populaire.
26:05Et cette différence
26:05avec le costume,
26:07une fois qu'il met le costume,
26:08vraiment,
26:08il a cette confiance en lui,
26:10vraiment,
26:11qui arrive.
26:12Et donc il y a eu tout ce truc
26:13après avec les jouets.
26:14Moi je me rappelle,
26:15j'avais un lance-toile avec moi.
26:18Il y a eu toute cette
26:19Spider-mania très très rapidement.
26:21Il y a eu de plus en plus
26:22de jouets comme Lego, etc.
26:24Je me rappelle qu'il y a beaucoup
26:25de jeunes qui achetaient
26:27des Spider-Man partout,
26:29tout le temps.
26:30Donc ça s'est vraiment ancré.
26:31Là où Batman, pour moi,
26:32c'est un personnage un peu plus froid
26:33et un peu plus adulte.
26:35Donc il y avait quand même
26:36une distance.
26:37Ce que j'aimais dans The Dark Knight,
26:39c'est le Joker.
26:40Vraiment,
26:40que j'ai beaucoup aimé.
26:41Effectivement, il y a aussi
26:42eu la folie autour des jeux vidéo
26:43qui ont quand même beaucoup marché.
26:45En jeu vidéo, Batman,
26:46il n'est pas pauvre non plus.
26:48Mais c'est vrai que,
26:49on va dire les films,
26:51par exemple Spider-Man,
26:52sont vraiment multi-âge.
26:54Bon, on ne va pas envoyer
26:55un gamin de deux ans dedans,
26:57mais globalement,
26:58je reprends mon image du grand-père
26:59quand même,
27:00ça fonctionne.
27:02là où,
27:04même si Batman est un personnage multi-âge,
27:06il y a des dessins animés,
27:07il y a des trucs légaux,
27:07enfin, il y a vraiment plein.
27:08On ne va pas voir Dark Knight avec un an.
27:09Mais voilà,
27:10c'est exactement ça.
27:10Ce que j'allais dire,
27:11on ne va pas emmener,
27:12ou alors on est un peu spéciale
27:14et il faut envoyer la daze.
27:16Mais normalement, non.
27:17Est-ce que,
27:18je reviens sur l'extrait d'écran large
27:21qu'on a entendu tout à l'heure,
27:22est-ce que Spider-Man 2,
27:23c'est, pour vous,
27:25un sommet justement
27:26dans ce côté film de super-héros ?
27:29Et notamment parce qu'il y a aussi,
27:30parce qu'on parle de super-héros,
27:31mais il faut aussi des bons méchants.
27:32D'ailleurs,
27:32c'est une critique parfois
27:33qu'on a faite à certains films Marvel,
27:35passé un peu Loki,
27:36c'est un manque de méchants.
27:37Alors, il y a eu Thanos bien sûr,
27:38mais il faut un grand méchant
27:39ou une grande méchante.
27:41Et là, on a fait Octopus
27:41avec Alfred Molina
27:43qui joue aussi, je pense,
27:44dans la réussite de ce film.
27:46Je pense qu'il faut des acteurs
27:49qui savent jouer les méchants
27:50avec ce qu'il faut de gouaille.
27:52C'est-à-dire,
27:53pas se planter et faire du ridicule.
27:54Si vous avez en mémoire Arnold...
27:57Tommy Lee Jones
27:57The Batman Forever, non ?
27:58J'allais dire Arnold Schwarzenegger
27:59en train de faire Mr. Prince.
28:01C'est celui d'après, oui.
28:02C'est celui d'après, oui.
28:02Où c'est vraiment...
28:04Regardez, je viens questionner.
28:07Mais on a ça,
28:07par exemple,
28:08dans les films Marvel,
28:08quand vous avez Thor Ragnarok
28:10où vous avez l'acteur
28:11qui joue un maléquipe
28:12dont j'ai oublié le nom
28:13mais qui avait fait Dr. Wu avant,
28:15le gars vient cachetonner
28:16et ça se voit.
28:18Vous prenez...
28:21Non, je vous ai dit Thor Ragnarok,
28:23mais c'est Thor Dark World,
28:24Le Monde des Ténèbres.
28:25Le dernier ?
28:26Non, Le Monde des Ténèbres.
28:27C'est le deuxième.
28:27Et après,
28:28vous avez 4 Blanchette
28:29qui fait une méchante
28:31qui est tout aussi grand-guignolesque
28:33en termes d'écriture,
28:34mais qui la porte.
28:37Donc c'est important.
28:37Et ça fait la différence.
28:39Absolument.
28:39Et elle porte une partie du film.
28:41Donc on voit bien
28:42que les méchants,
28:43il faut qu'ils aient ce côté
28:44un petit peu genre
28:44« Eh ouais ! »
28:46Et ça fonctionne.
28:47Tandis que si le gars arrive
28:49en rigolant d'avance
28:50et en disant
28:51« C'est bon, c'est les vacances ! »
28:53Ben, on est foutus quoi.
28:54Non mais les meilleurs méchants
28:57sont vraiment dans les Spider-Man pour moi.
28:59Enfin, dans le premier,
28:59on parle du deuxième,
29:00mais quand même William Defoe.
29:02Bien sûr, oui.
29:03Un bouffon vert qui impose.
29:05Il y a des scènes qui sont vachement violentes.
29:07Vraiment, regardez sa petite,
29:09c'est un peu limite.
29:09Oui, moi je trouve que ces Samarimi
29:11sont un peu moins quand même tout public
29:13que ceux avec Tom Holland.
29:15Exactement.
29:15Et Octopus, comme tu as pu en parler tout à l'heure,
29:17c'est un méchant qui n'a rien à perdre.
29:20Et tu sens que Spider-Man à tout moment,
29:21il peut perdre sa petite copine,
29:23il peut perdre son oncle, sa tante.
29:27Enfin, tu sens qu'il peut être mis en danger
29:29n'importe quand.
29:29Là où j'ai l'impression que plus on avance
29:32et plus on a des méchants un peu,
29:33pas ridicules mais en fait,
29:35c'est des méchants qui se déconstruisent.
29:36en fait, tu comprends que bon,
29:38le mec est quand même un peu gentil.
29:39Là non, le mec est méchant.
29:41Ils sont vraiment méchants.
29:42C'est ça.
29:43Attention, parce que c'était là
29:44le message de No Way Home.
29:46C'est-à-dire que le grand truc,
29:48c'est que le troisième Spider-Man,
29:50celui de Tom Holland,
29:51arrive à dire non,
29:52il ne faut pas se contenter de les battre
29:53ou de les laisser à leur mort,
29:55il faut les guérir.
29:56Oui.
29:57Et en fait, la plupart des ennemis de Spider-Man,
30:00on l'oublie,
30:01mais ce n'est pas simplement des méchants,
30:03c'est des gens malades.
30:04Oui.
30:04Et c'est ça aussi une différence.
30:05L'homme sable.
30:06J'avais beaucoup aimé L'homme sable.
30:07C'est dans le 3, ça.
30:08Celui qui est décrié dans les 3 de Sam Raimi,
30:12mais qui n'est pas un mauvais film.
30:14À mon avis,
30:15ils ont voulu mettre trop de personnages.
30:16Il y a Venom aussi dedans.
30:17Il aurait fallu le couper en deux.
30:19Le 3 est assez spécial,
30:20parce que quand il commence la production,
30:21lui, il a en tête L'homme sable,
30:23du coup,
30:24et le deuxième échange, je l'ai plus.
30:26Venom.
30:26Oui, Venom.
30:27Non, Venom arrive après.
30:29En fait, la société de production lui explique
30:30qu'il faut à tout prix intégrer Venom,
30:32parce qu'à ce moment-là,
30:33le public est complètement fan de Venom dans les comics.
30:36Il y a vraiment une hype autour de Venom.
30:39Et Sam Raimi, en fait,
30:40pour lui, il avait bouclé son film
30:41et il ne l'avait pas en tête, le fait de remettre Venom.
30:44Donc, ça a été riche.
30:46Il y a eu vraiment un énorme bordel.
30:48Et Sam Raimi n'est pas du tout,
30:49au final, content de son Spider-Man.
30:52Et ça se voit.
30:52On le voit.
30:53Le film est décousu.
30:55Il aurait dû avoir deux parties.
30:57Mais même Tobey Maguire,
30:58c'est très bizarre, très ambivalent.
30:59Tout est assez bizarre.
31:00Pour le coup, je trouve que ce n'est pas un mauvais film.
31:03Je comprends les intentions de Sam Raimi.
31:05Mais c'est vrai que quand on a en tête
31:06la force des studios
31:09et le fait qu'on a imposé ça à Sam Raimi,
31:11on comprend un peu mieux pourquoi.
31:12Comment on explique,
31:14même avec un réditeur aussi talentueux
31:16et qui sort de deux films à succès,
31:18que les studios comme ça
31:20puissent encore vouloir dicter leurs lois ?
31:23L'argent, monseigneur !
31:24Il a fait ses preuves !
31:26Oui, mais il y a juste un moment où,
31:30quand il y a trop d'argent,
31:31les gens commencent à vouloir tuer la poule aux oeufs d'or.
31:33Je pense que ça l'a dépassé en fait.
31:34Et c'est d'ailleurs le risque,
31:36c'est pas que de l'optimisme,
31:38le résultat de ce Spider-Man de cet été.
31:40C'est qu'à un moment,
31:42trop d'argent peut faire aussi
31:43que les studios pètent un câble.
31:45Pètent les plans, oui.
31:46Donc c'est pas que des bonnes nouvelles forcément.
31:48Il faut aussi que derrière, ils savent gérer.
31:50Plus d'argent, plus de problèmes.
31:51Qui disait ça ?
31:52Notorious Big, j'avais envie de le citer.
31:53Et justement, parce qu'on parle de musique,
31:54je vous propose qu'on écoute un morceau de Bad Bunny,
31:56un morceau présent sur son dernier album en date,
31:57mais qu'on retrouve dans ce Spider-Man Burn U Day,
32:00c'est le morceau E.O.
32:01J'ai crié.
32:02Qu'au pouvoir
32:03J'ai porque
32:05Je包
32:06J'ai
32:30J'ai
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