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  • il y a 13 heures
Avec Anaë Perez-Ainciart, avocate en droit social et en droit pénal.
Alors que les entorses au droit du travail se multiplient en cette période d'état d'urgence sanitaire, l'Humanité vous propose une série de 23 vidéos, pour répondre aux questions les plus courantes qui se posent concernant vos droits.

La crise sanitaire liée au Coronavirus COVID-19 a profondément impacté le droit du travail. Plusieurs ordonnances et décrets pris récemment par le gouvernement sont venus modifier temporairement les règles applicables aux relations individuelles et collectives de travail. Il est plus que jamais nécessaire de bien connaître ses droits qu'il s'agisse de la conclusion, de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail. Focus sur les principales questions qui se posent actuellement avec maître Anaë Perez-Ainciart, avocate en droit social et en droit pénal, dans une série de vidéos synthétiques et pratiques.

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Transcription
00:03Alors, la rupture de la promesse d'embauche dépend de plusieurs situations. Tout dépend
00:09effectivement du cas de figure dans lequel on se trouve. Premier cas de figure, le candidat
00:15et le recruteur en sont qu'au stade des pourparlers. Ils ont échangé oralement sur les conditions
00:20d'embauche, mais sans qu'il y ait le moindre écrit à ce sujet, auquel cas les parties ne
00:25sont pas liées. Et effectivement, que ce soit le recruteur ou le candidat, ils peuvent librement
00:31mettre fin ou pourparler et donc mettre fin à la promesse d'embauche. Deuxième cas de
00:37figure, les conditions d'embauche ont été formalisées dans le cadre d'un écrit, que
00:43ce soit un mail ou que ce soit un courrier, peu importe. Le recruteur a effectivement formalisé
00:49dans le cadre d'une proposition ferme et écrite, notamment la fonction, la rémunération,
00:56la date d'entrée en fonction. Alors, le recruteur pourra se rétracter et rétracter donc sa proposition
01:04uniquement dans deux cas de figure. Le premier cas de figure concerne le candidat qui n'aurait
01:09pas reçu son offre. Et le deuxième cas de figure serait le candidat qui n'a pas accepté
01:15l'offre dans le délai qui lui était imparti dans le cadre de sa promesse d'embauche ou
01:21dans un délai considéré comme raisonnable. Il appartiendra bien sûr, en cas de contentieux,
01:26au juge du fond d'apprécier ce caractère raisonnable, contentieux qui pourrait être
01:32lié à une demande de dommages et intérêts pour rupture abusive. Troisième cas de figure,
01:38on est sur une offre qui a été acceptée de la part du candidat, auquel cas le recruteur
01:46et le candidat sont liés. La promesse d'embauche vaut contrat. La rupture unilatérale, cette
01:53fois-ci donc de la promesse d'embauche par l'employeur, s'analysera en un licenciement
01:58sans cause réelle et sérieuse s'il s'agit d'un contrat à durée indéterminée ou d'une rupture
02:04abusive s'il s'agit d'un contrat à durée déterminée, qui permet donc aux salariés
02:09de saisir le conseil de prud'homme pour engager la responsabilité contractuelle de son employeur
02:15et prétendre éventuellement à des dommages intérêts s'il démontre effectivement le préjudice
02:20que lui a causé cette rupture abusive, par exemple s'il venait de démissionner dans l'emploi
02:23pour être affecté dans ce nouvel emploi du fait de sa promesse d'embauche.
02:28Bon évidemment et surtout dans notre contexte actuel, il est quand même préférable d'essayer au maximum
02:33de négocier un report de la date d'entrée avec son employeur si cela est possible
02:38ou encore de voir si les salariés de l'entreprise ont été placés en activité partielle
02:43s'il n'est pas possible d'envisager effectivement ce placement en activité partielle
02:47dès la date d'embauche pour le salarié puisque l'activité partielle n'est pas conditionnée à une condition d
02:55'ancienneté.
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