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  • il y a 20 heures
Avec Anaë Perez-Ainciart, avocate en droit social et en droit pénal.
Alors que les entorses au droit du travail se multiplient en cette période d'état d'urgence sanitaire, l'Humanité vous propose une série de 23 vidéos, pour répondre aux questions les plus courantes qui se posent concernant vos droits.

La crise sanitaire liée au Coronavirus COVID-19 a profondément impacté le droit du travail. Plusieurs ordonnances et décrets pris récemment par le gouvernement sont venus modifier temporairement les règles applicables aux relations individuelles et collectives de travail. Il est plus que jamais nécessaire de bien connaître ses droits qu'il s'agisse de la conclusion, de l'exécution ou de la rupture du contrat de travail. Focus sur les principales questions qui se posent actuellement avec maître Anaë Perez-Ainciart, avocate en droit social et en droit pénal, dans une série de vidéos synthétiques et pratiques.

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Transcription
00:03Alors là on est dans un cas de figure où le salarié se trouve en arrêt de travail donc
00:09son contrat de travail suspendu non pas en raison de l'activité partielle mais en raison tout
00:13simplement de son arrêt maladie de son arrêt de travail classique qui lui donnera au versement
00:18d'un invité journalière de sécurité sociale par la CPAM. Donc s'il se trouve dans ce cas de figure
00:25et qu'il n'y a pas de visite de reprise parce que le service de santé au travail ne
00:29peut pas
00:29assurer cette visite ou que le salarié n'est pas en mesure de se déplacer à cette visite dans ces
00:35cas là il conseille au salarié de prolonger son arrêt de travail son contrat de travail reste
00:39suspendu comme initialement en raison du motif de son arrêt de travail et il continue à
00:46percevoir ces fameuses indemnités journalières de sécurité sociale. Il ne peut pas cumuler ces
00:52indemnités avec l'allocation d'activité partielle qui serait versée aux salariés
00:59placé en activité partielle. En revanche si le salarié manifeste à son employeur sa volonté de
01:07reprendre son travail on sait que l'employeur a en principe un délai de huit jours pour organiser
01:13la visite de reprise que si cette visite de reprise peut se faire mais que l'employeur n'y fait
01:19pas
01:19droit on peut se poser la question effectivement d'un manquement de l'employeur à son obligation et donc
01:26d'une faute et d'un éventuel engagement de sa responsabilité. Il faudra quand même faire
01:31attention à ce sujet dans la période où on se trouve dans la mesure où l'employeur peut
01:36s'exonérer de sa responsabilité s'il démontre que son retard dans l'organisation de la visite ne
01:42résulte pas d'une faute de sa part mais d'éléments étrangers dans la période où on est il y
01:47aura un
01:48débat nécessairement sur ce sujet. Mais effectivement ce qu'il faut retenir c'est qu'un salarié en arrêt
01:53maladie ne peut pas cumuler ses IJSS avec l'allocation d'activité partielle même si les
01:59autres salariés étaient placés en activité partielle. Il faudra faire attention puisque
02:02effectivement l'employeur dans le complément employeur qu'il versera ne peut pas verser plus
02:07que si le salarié avait été placé en activité partielle et donc il devra donc effectivement adapter
02:13ce complément en plus des IJSS en fonction de l'allocation d'activité partielle qu'il verse aux autres salariés.

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